(…) il me semble très important de ne pas placer l’approbation générale ou un agréable climat de groupe au-dessus de la vérité. C’est toujours une grande tentation. (…) au vrai sens du mot, un homme qui écoute sa conscience et pour qui le bien, une fois reconnu comme tel, prime sur le consensus général, est vraiment pour moi un idéal, et agir comme lui est un devoir. Des personnages comme Thomas More, le Cardinal Newman et autres grand témoins (…) sont pour moi des modèles éminents.
(…) « Je ne veux pas avoir d’histoires ». C’est un point de vue qui est très fréquent, que l’on peut observer aussi dans le domaine politique : on ne veut pas « être en mauvais termes ». Plutôt que de causer des ennuis ou d’en avoir, on est prêt à se résigner au faux, à l’impur, au mensonge, au mal. On est prêt à acquérir bien-être, succès, prestige public et approbation de l’opinion dominante, en renonçant à la vérité.
- Cardinal Ratzinger, devenu Pape en 2005 sous le nom de Benoît XVI, in « Le Sel de la Terre ».