Les armes de Benoît XVI

Chrétienté Info , le 16 février 2009  

De gueules chappé d’or, au 1 à la tête de maure brunâtre coiffée de sable, les lèvres, la couronne et le collier de gueules, et portant à l’oreille un anneau d’or, qui est de Freising, au 2 à la coquille d’or qui est de Saint Jacques, au 3 à l’ours brunâtre lampassé de gueules portant un bât de gueules croisé de sable, qui est de Saint Corbinian, posé sur deux clés passées en sautoir, l’une d’or, l’autre d’argent, qui sont de Saint Pierre, liées par un cordon de gueules et sur le pallium, et surmonté d’une mitre pontificale d’argent bordée d’or frappée d’une croix de même.

Le blason est de type « à calice », d’un écu de gueules chapé d’or, portant les emblèmes du Maure, de la coquille et de l’ours. Ces trois symboles signifient « l’universalité » de l’Église, « sans acception de personne », la « marche permanente » du chrétien, et la « bête de trait », au « service » de Dieu.

* A gauche se trouve le « Maure de Freising », une tête d’Éthiopien couronnée qui figure depuis l’évêque Conrad III en 1316 sur les blasons de l’évêché-principauté de Freising.

* Au centre du blason, une coquille Saint-Jacques évoque notamment le monastère Saint-Jacques de Ratisbonne, où se trouve le séminaire de prêtres du diocèse où Joseph Ratzinger a enseigné la théologie. Elle évoque également, entre autre, les pèlerinages de Saint-Jacques-de-Compostelle.

* A droite figure « l’ours de Saint Corbinien », l’évêque de Freising (680-730 après J.C.) qui a converti la Bavière païenne à la religion catholique au VIIIème siècle. L’ours fait référence à celui qui tua la monture de Saint Corbinian lors d’un voyage à Rome, et auquel Corbinian ordonna de le porter jusqu’à la ville sainte, avant de lui rendre sa liberté une fois arrivé à destination. L’ours de Saint Corbinian symbolise ainsi la « domestication de la sauvagerie païenne » par la foi catholique et en même temps « le fardeau de la fonction » en tant que « porteur de Dieu ».

Lors de la messe inaugurale du 24 Avril 2005, Benoît XVI insista longuement sur le rôle donné au pallium :

« Le pallium, tissu en pure laine placé sur mes épaules (…) peut être considéré comme une image du joug du Christ. (…) Et cette volonté n’est pas pour moi un poids extérieur, qui nous opprime et nous enlève notre liberté. (…) En réalité le symbolisme du pallium est encore plus concret : la laine d’agneau entend représenter la brebis perdue ou celle qui est malade ou celle qui est faible, que le pasteur met sur ses épaules et qu’il conduit aux sources de vie. (…) Le fils de Dieu (…) ne peut abandonner l’humanité à une telle condition misérable. Il se met debout, il abandonne la gloire du ciel, pour retrouver la brebis et pour la suivre, jusque sur la croix. Il la charge sur ses épaules, il porte notre humanité, il nous porte nous même. »

Benoît XVI a choisi pour devise une parole extraite de la troisième lettre de saint Jean : « Coopérateurs de la vérité ».

Le commentaires sont fermés.