La Résurrection s’est passée en silence. Dans la splendeur et la beauté du silence. Car toutes les grandes choses se font dans le silence, et les belles choses aussi. La Résurrection est dérobée du regard des hommes. A l’abri des regards. Elle s’est même opérée à l’insu de tout le monde.
Du regard sanguinaire de ces mêmes hommes qui crucifièrent le Christ.
Une pierre roulée, un tombeau vide, un Saint Suaire plié et repassé, voilà tout ce qu’on « voit ». Unité d’action, de temps et de lieu.
Les seuls témoins oculaires ont dit que le Christ était Vivant, mais personne n’a vraiment « vu » ce qui s’est passé réellement au tombeau. La Magdeleine étreint le tablier du jardinier, et les marcheurs d’Emmaüs ont le cœur bien chaud. Mais à part ça ? Rien…
Le Puissant mystère de la Résurrection est tellement grand qu’on ne peut le décrire et encore moins l’expliquer. On ne doit pas l’expliquer car on le flétrirait, et l’on emprisonnerait cette souveraine Liberté Divine dont il procède.
Au reste ce n’est pas le but ni l’intention de l’Auteur Sacré de nous révéler comment ça s’est produit. Et c’est bien. Dieu ne nous dit pas « comment » les choses se passent techniquement, mais bien « pourquoi » elles sont ainsi ! Déjà à la Création, Dieu ne nous dit pas « comment » ça se passe, mais « pourquoi » c’est ainsi. A la Résurrection idem. C’est ainsi !
La Résurrection arrive « ainsi » au petit matin, quand la nature s’éveille à peine. Ça on le sait. Quand tout le monde dort encore. Mais on n’a rien « vu ».
Les hommes dorment encore, mais Dieu est debout depuis longtemps. Il est à l’œuvre, à l’œuvre de la Vie.
Dans ce petit matin, où le silence puissamment résurrectionnel emporte la beauté et la splendeur de la Gloire.
Dans une liturgie d’aurore, enveloppant toute chose de la douce lumière du mystère ineffable et transcendant de la Vie… ! Dieu est vivant. Bien Vivant. Il est dans la lumière, et il Règne à tout jamais…!
Dieu n’est pas seulement l’auteur de la Vie, il EST la Vie. Il est désormais Vivant et ne meurt plus. Il rayonne de la Gloire de la Vie.
Certains auraient souhaité qu’il fût encore mort. D’autres continuent de le tuer, orchestrant d’habiles persécutions physiques contre les Fils, ou bien « morale » salissant l’image de ceux qui aiment Dieu, comme on l’a vu dans l’emballement diarrhéiques de calomnies éhontées contre Notre Pape.
Ils ont proclamé la Mort de Dieu. Ils l’ont enseignée, professée, jurée, crachée.
Cependant, ils auront beau faire, Dieu renaît toujours. Si on le tue ici, il renaît ailleurs… car la Vie est toujours vainqueresse.
Si Dieu est mort une fois pour toutes sur la Croix, c’est pour renaître toujours, pour vivre toujours, tous les jours dans la Très Sainte et Adorable Eucharistie. Car IL EST VIVANT. Vivant et présent dans le Très Saint et Auguste Sacrement de son Amour, le Très Saint Sacrement où Il est VIE.
Alleluia ! Alleluia ! Alleluia !