Du refus de la réalité à l'idéologie du genre

Michel Janva , le 2 juillet 2009  


Sous la plume de Laurent Dandrieu :

J "Depuis les années 1960, en effet, on assiste à la montée progressive d’une sous-branche du politiquement cor­rect, qui refuse de reconnaître à l’homme une identité innée : tout ce qui est reconnu depuis des millé­naires comme des donnés de nature, et no­tamment la différenciation ­se­xuelle, ne serait en définitive que des construc­tions sociales, des prisons mentales organisées par la société, par essence conservatrice, qui a besoin de normes artificielles pour se rassurer. [...] Cette théorie a bien sûr trouvé un champ d’application rêvé dans le domaine sexuel. C’est ainsi que les féministes américaines ont inventé de remplacer la notion de “sexe”, trop objective à leur goût (on naît de sexe masculin ou de sexe féminin, c’est incontestable), par la notion de “genre” : l’identité se­xuelle est non plus don­née, mais librement choisie, avec toutes les variantes que l’imagination délirante du pan­sexualisme moderne se croit libre d’inventer. Au-delà de ce cas particulier et de toutes les revendi­cations qu’il suscite (des “fiertés ho­mosexuelles” à l’“ho­mo­parentalité” en passant par le “mariage gay”), l’homo modernus est fondamentalement quelqu’un qui refuse son identité ­naturelle – qu’elle soit ethnique, commu­nautaire, nationale, sexuelle, etc. –, qui n’est plus aimée comme quelque chose qui enracine, mais haïe comme quelque chose qui enferme, qui ­limite, qui emprisonne.

Afro-Américain qui se rêvait blanc, adulte victime consentante du syn­drome de Peter Pan, qui s’était construit une enfance perpétuelle pour compenser celle que ses parents ne lui avaient jamais laissé vivre, Michael Jackson incarnait jusqu’au délire ce refus de l’identité naturelle, cette volonté de n’être que ce que l’on a choisi. À coups d’opérations répétées de chirurgie esthétique et de traitements expérimentaux, il en est mort prématurément. Rappelant ainsi que la rançon du déni de soi, c’est toujours la mort – que ce soit du corps ou de l’âme."

On peut écrire à Michel Janva par email à : mj@chretiente.info et visiter son site ici.

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