David Fontey annonce une bien mauvaise nouvelle :
On peut écrire à Michel Janva par email à : mj@chretiente.info et visiter son site ici.
"Dans son dernier bulletin, le Conseil de l’ordre des médecins de Barcelone annonce la réintégration du docteur Carlos Morin, gravement impliqué dans l’affaire des cliniques du groupe TCB-Ginemedex où se pratiquaient, en toute illégalité, des interruptions de grossesse jusqu’à 33 semaines.
Ce médecin péruvien avait été piégé lors d’un entretien filmé en caméra cachée en octobre 2006 par une journaliste danoise enceinte de 32 semaines se faisant passer pour une future patiente. La diffusion du reportage par des chaînes de télévision européennes avait alors conduit à l’inculpation de Carlos Morin et à la fermeture administrative des quatre cliniques qu’il dirigeait. [...] L’enquête livre alors des éléments dont l’horreur dépasse l’imagination: foetus en vie après l’extraction qu’on laisse dépérir, usage de broyeurs de cuisines industrielles pour le traitement des restes humains, avortements de mineures âgées de 13 ans, hémorragies post-opératoires stoppées in extremis… [...]
Le docteur Morin est arrêté et placé en détention préventive en novembre 2007. Il sera relâché deux mois plus tard, une fois l’ouragan médiatique passé. Le temps de se faire oublier. Et pour le puissant lobby pro-avortement et la puissante association des cliniques autorisées à pratiquer des avortements (97,5% des 85 000 avortements annuels à son actif), le temps de reprendre pied et de convaincre le gouvernement Zapatero d’une sortie de crise “par le haut”, soit par une libéralisation accrue de l’avortement.
Aujourd’hui, l’enquête piétine. Les 2780 avortements suspects recensés pour la seule année 2007 ont donné lieu à 139 auditions lesquelles ont débouché sur 121 inculpations pour avortement illégal. En s’appuyant sur un réel consensus dans l’opinion quant au refus d’ajouter à la souffrance d’un avortement celle de l’opprobre d’une condamnation judiciaire, le gouvernement socialiste a fait habilement de cette voie judiciaire une impasse."
