Des bracelets électroniques pour les conjoints violents?

Le Salon Beige , le 24 septembre 2009  
C'est une idée de Nadine Morano de faire porter un bracelet électronique aux maris violents car dit-elle "Nous avons le devoir de mieux protéger les femmes". Les victimes auraient un récepteur qui leur signalerait la proximité du mari violent, porteur d'un bracelet émetteur. Bien ou mal, là n'est pas l'objet de ce post qui se situe plutôt sur l'idéologie qui est derrière ce coup médiatique et qu'exprime bien Elisabeth Badinter : pourquoi ne pas parler des femmes violentes et des hommes battus?
"31 hommes qui meurent sous les coups de leur femme, ce n'est pas rien. Or je constate qu'il n'y a aucune étude spécifique entreprise sur le sujet des hommes, et que la presse, dans son ensemble, et les chercheurs ne considèrent que les violences faites aux femmes, comme si l'autre n'existait pas. C'est cet aveuglement, volontaire ou inconscient, qui m'interpelle. Car j'y vois en particulier un parti pris idéologique grave, qui consiste à faire des femmes les uniques victimes de la violence. Justement, il me semble que la situation des hommes battus est encore plus indicible que celle des femmes battues. Parce qu'être un homme battu est tellement contraire à l'image de la virilité que c'est encore plus honteux pour un homme de se dire victime de violences féminines que pour une femme d'être victime d'un homme (suite)".
Il suffit d'une petite recherche sur le net et l'on trouve des choses surprenantes sur cette question : 10 000 hommes battus en 2007; "SOS hommes battus" qui publie le 30 août dernier une étude :
"Dans les couples où une seule personne est violente, dans 71 % des cas c'était la femme qui agressait son compagnon. Dans les couples où les deux personnes étaient violentes, c'est dans la majorité des cas, la femme qui a porté le premier coup. Ce qui tend a démontrer que dans les cas où il y a violence physique, la femme est plus agressive que l'homme. Les hommes se positionnent moins comme victime que les femmes et déposent moins plainte, ce qui fait que les statistiques police ne sont pas représentatives de la réalité des faits".
La France aveugle ou aveuglée? Vfh
"Des études sérieuses et sans préjugés ont prouvé qu’il y a eu 8 % de femmes battues et 7 % d’hommes battus au Québec ces cinq dernières années. Pourquoi les choses seraient-elles différentes en France ?"
Dernier fait à évoquer : 
"Dans de nombreux cas de divorces aux Etats-Unis, les femmes avancent faussement qu'elles sont victimes de violence pour obtenir des jugements avantageux. Qu'en est-il en France ? Elisabeth Badinter : En France comme au Québec, nous savons, à titre d'exemple, que des femmes en instance de divorce ont accusé à tort leur conjoint de pédophilie sur leurs enfants pour avoir la garde de ceux-ci. Nous possédons un chiffre qui est partiel mais tout de même inquiétant : 17 % de ces plaintes ont été prouvées mensongères par les tribunaux. Voilà un type de violence qui n'est pas physique, qui est psychologique, et qui est une ignominie, pas suffisamment dénoncée à mon gré".
Le problème des hommes battus est connu, bien réel, largement sous-estimé et aucunement médiatisé. Pourquoi? Pourquoi Nadine Morano n'a t-elle pas élargi sa proposition de Nadine Morano - soit-elle moralement recevable - aux femmes violentes? L'idéologie de mai 68 voulait tuer le père, la destruction de la famille passe aussi par l'avilissement de l'époux. Est-ce là la cause de cette omission volontaire : "L’origine du combat contre la violence conjugale émane des mouvements féministes" (excellent article et vidéo)? La justice a le devoir de mieux protéger les femmes et les hommes et elle est au service de tous les hommes et non une marionnette idéologique pour manipuler les esprits.

On peut écrire à Le Salon Beige par email à : lsb@chretiente.info et visiter son blog ici.

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