Rififi au CNI

Michel Janva , le 23 octobre 2009  


Communiqué du député du Nord, Christian Vanneste :

V "Le comité directeur du CNI doit avoir lieu demain, samedi, à Paris. Gilles Bourdouleix [qui n'a pas défendu le repos dominical lors du vote, NDMJ], mon collègue de Cholet, prendra alors la Présidence de ce mouvement, en lieu et place d’Annick du Roscoät, qui a décidé de passer le relais après plus de 10 ans de présidence, et qu’il convient de remercier à ce titre.

J’étais prêt à mettre mon énergie au service de ce mouvement dans la mesure où celui-ci aurait eu la sagesse de devenir l’aile droite de l’UMP. Au cours de la dernière réunion du bureau politique, les avis qui se sont exprimés ont tendu vers l’Indépendance sans Identité. Je souhaitais personnellement l’Identité avant l’Indépendance.

En total désaccord avec une stratégie déconnectée des problèmes vécus par les Français, et vouée à l’échec, je souhaite défendre, sans équivoque au sein l’UMP, dont je rappelle que je suis membre depuis sa création, les valeurs qui me sont chères."

On aurait entendu un éclat de rire général rue de La Boétie.

Addendum 13h30 : Annick du Roscoät, présidente du CNI jusqu'à demain, nous précise :

R "Voici la stricte vérité : il n'y a pas de rififi au CNI, il n'y a qu'un homme qui n'est pas un réel indépendant. Lors de notre bureau politique du 9 septembre, j'ai annoncé mon choix qui est celui de soutenir Gilles Bourdouleix à ma succession. Il était bien entendu que tout autre personne du comité directeur pouvait se présenter.

Christian Vanneste nous a clairement dit qu'il ne se présenterait à la présidence du CNI que s'il était candidat unique, ne pouvant s'offrir un échec dans la situations délicate qui est la sienne au sein de l'UMP (19 témoins, plus le compte rendu du Bureau Politique). Ses propos ont été violents. Seule une intégration dans l'UMP pouvait, selon lui, nous donner une image. Il nous a demandé un total silence vis à vis des médias, ce que nous avons respecté. Il croit bon aujourd'hui de donner une version erronée, d'où ce message.

Notre choix est différent. J'ai sauvegardé l'indépendance du CNI en refusant tous les postes qui m'étaient offerts si je faisais comme le RPR et l'UDF. Le CNI ne servira pas de monnaie d'échange à un député mal vu de ses amis. J'ai, et ne le regrette pas, négocié avec Brice Hortefeux lors des dernières législatives, qu'aucun candidat UMP ne soit mis face à Christian. Christian n'était soutenu et présenté que par le CNI… Je suis désolée qu'il oublie aujourd'hui ce que nous avons fait pour lui."

On voit donc que Christian Vanneste voulait faire avec le CNI, ce que Philippe de Villiers a fait avec le MPF. Décidément, on doit bien s'esclaffer rue de La Boétie (siège de l'UMP) en voyant ces opposants tenter leur ralliement dans la majorité présidentielle.

On peut écrire à Michel Janva par email à : mj@chretiente.info et visiter son site ici.

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