Le lobby naissant de l'idéologie du genre s'en prend aux cadeaux de Noël et à la répartition des jouets imposée par la culture : les poupées et les dinettes pour les filles, les jeux de bricolage et de voiture pour les garçons . On y retrouve tout le verbiage des pseudos sciences de la société ou de l'éducation. L'idéologie sous-jacente est toujours la même et reste toujours aussi ringarde – certains se plaignent qu'elle n'avance pas depuis mai 68 - :
Le sexe vient de la nature. Le genre masculin ou féminin serait propre à la personne : c'est son identité. Jusque là cette identité était imposée par la culture et reprise par des clichés : les filles doivent devenir femmes, mères de famille et maîtresses de maison (mater et magistra), les garçons doivent devenir des hommes, des chefs de famille et gagner le pain à la sueur de leur front (panem nostrum quotidianum da nobis hodie). Mais voilà, il faut "déconstruire" ces "modèles sociétaux" pour permettre à chacun de choisir son identité : une personne de sexe masculin devrait pouvoir être libre de choisir une identité féminine et de modifier son corps pour la vivre pleinement. Chacun devrait être libre de vivre sa sexualité à sa guise sans être contraint de devenir mère ou chef de famille et encore moins époux ou épouse.
Au nom de cette liberté, le lobby attaque les habitudes des cadeaux de Noël et demande aux parents de choisir des cadeaux à la place de leurs enfants en ayant le courage de briser ces "codes" : les poupées pour les garçons et le kart pour les petites filles. Cette logique voudrait sans doute aussi qu'on offre du savon à barbe aux jeunes femmes et des escarpins aux jeunes gens… La stupidité de cette idéologie est apparente, mais elle n'en est pas pour autant moins omniprésente aujourd'hui.
On notera pour finir deux points importants :
- L'idéologie du genre n'est qu'une partie de l'idéologie de la destruction de l'Homme et de son lien filial à Dieu. On oppose l'être (sexe venu de la nature) à l'identité (libre choix du genre). Or, l'identité ne se choisit pas : on hérite d'un patrimoine (spirituel, génétique, matériel, etc.), on reçoit un patronyme à la naissance, on naît dans une patrie. L'identité vient du père charnel et de Dieu, le Père : nous sommes tous héritiers du royaume de Dieu. Et si l'on veut détruire cette relation avec Dieu, alors, il faut "tuer le Père", l'idée même de Dieu le Père (pater, patris) en détruisant cela même qu'il transmet : patri- e, patri-moine, patro-nyme.
- De manière plus temporelle, cette question de l'identité choisie est insidieuse et s'introduit dans tous les domaines de la société et de l'homme : la loi désormais permet aux enfants de renier leur patronyme en effectuant un choix à leur majorité; chacun est appelé dans la pseudo Éducation dite nationale à se constituer le capital humain qu'il se choisit sans référence au métier de ses pères mais en fonction de ses goûts et non de ses talents; chacun pourrait choisir sa patrie en fonction de la région qu'il aime ou préfère; et aujourd'hui il faudrait pouvoir modifier même le corps et l'esprit reçus au nom de "représentations" ou de "ressentis". La pseudo liberté de se construire (textuellement : franc-maçonnerie) intellectuellement, physiquement, psychologiquement sans référence au Père, se développe aujourd'hui de manière individuelle et collective (identité "nationale" ou communautaire). Elle doit susciter chez tous les baptisés une vigilance aiguë pour la survie des âmes des fils de Dieu.
Voici une petite réflexion en passant à quelques jours de la naissance d'un Fils venu par et pour la volonté de Son Père grâce à l'acceptation totale de Notre-Dame, Femme et Mère parfaite : "Fiat mihi secundum Verbuum Tuum" reste la plus belle réponse, celle à l'Amour du Père, face à cette idéologie destructrice.