Suite à nos articles publiés à la suite de la mort d’un certain Malek, 19 ans, à Woippy, nous avons reçus de nombreux courriels nous reprochant d’appeler à chat un chat et d’affubler cette personne du nom de « voyou ».
Ce faisant, nous manquerions de la plus évident charité et du respect du aux morts.
Nous souhaitons répondre point par point à ces accusations afin d’éclairer ceux qui voudront bien l’être.
Tout d’abord, dans le dictionnaire Larousse (le dictionnaire est un livre dans lequel sont répertoriés tous les véritables mots d’une langue avec des explications sur leur signification), la deuxième définition du mot voyou est :
Garçon qui traîne dans les rues, plus ou moins délinquant.
Il est donc difficile de trouver une meilleure définition pour les Malek, Nabil et Joshua, montés à trois sur un scooter et fuyant la police !
Car enfin, aussi tragique que puisse être la mort d’un homme, il faut quand même rappeler qu’elle fut provoquée uniquement par sa propre bêtise, son manque total de jugement. QUI FUIT DEVANT LA POLICE ? POUR QUELLE RAISON FUIT-ON DEVANT LA POLICE ?
J’entends déjà les clameurs « mais enfin, pour s’amuser ! » A 19 ans ?
Il est temps de cesser l’angélisme qui dicte que ce sont des « jeunes », sous-entendus irresponsables. Ce sont des adultes, totalement responsables de leurs actes, et l’un d’entre eux est mort de sa bêtise, fuyant devant l’autorité.
C’est triste, immensément triste. Et que la mort d’un voyou engendre des nuits de pillage et de violence – sans que jamais nos forces de l’ordre ne nous protègent de manière définitive contre ces fauteurs de trouble – est proprement inadmissible.
La charité, l’amour, n’ont jamais consisté en une invitation à l’angélisme, à ne pas appeler un chat un chat. La charité, l’amour, c’est de DIRE LA VERITE et de dire à ces générations d’hommes perdus que de lâches politiques leur ont menti : non, ils ne sont pas des victimes ; non, tout ne leur est pas autorisé ; non, fuir devant les représentant de l’ordre légitime n’est jamais une bonne idée.
Malek est mort. Pourquoi la presse ne donne-t-elle pas son nom de famille ? il est majeur !… ah oui… pour en faire « un jeune »…
L’amour et la charité ne commandent pas d’en faire un faux saint.
L’amour et la charité commandent de montrer son cadavre à ses amis et de leur dire : réfléchissez !
On peut aussi lire ici…une opinion fondée sur d’autres arguments, mais arrivant aux mêmes conclusions.
CHRETIENTE INFO
Jean-Marie Gutknecht