Hier à New-Yok, l'Observateur permanent du Saint-Siègeest intervenu dans le cadre de la session de la Commission sur le statut de la femme du Conseil économique et social de l'ONU. Mgr. Celestino Migliore a déclaré qu'on ne pouvait sous-estimer la violence contre la femme que constituent l'avortement, l'infanticide ou l'abandon d'enfant, au même titre que la discrimination en matière sanitaire ou alimentaire, alors que les deux tiers des analphabètes sont des femmes à partir de 15 ans:
"L'égalité hommes femmes dans l'éducation et l'emploi a aussi provoqué des manipulations du concept d'égalité des sexes en matière de défense des droits sociaux… Porté au niveau idéologique cette égalité conduit au contraire à une régression de la dignité féminine. D'autre part, les récents documents interprètent le genre au point de dissoudre toute spécificité, toute complémentarité entre femmes et hommes. Si ces théories ne peuvent changer la nature des choses, elles font obstacle à tout vrai progrès dans la reconnaissance de la dignité et des droits de la femme".
Mgr. Migliore a ensuite rappelé que les documents des conférences internationales ou des comités insistent sur le
On peut écrire à Michel Janva par email à : mj@chretiente.info et visiter son site ici."lien entre obtention des droits personnels, socio-économiques et politiques, et notion de santé sexuelle et de droits reproductifs. Ceci constitue une violence faite aux êtres en gestation tout en agressant les besoins réels des femmes et des hommes. Une solution respectueuse de la dignité de la femme ne peut pas faire fi du droit à la maternité, qu'il faut promouvoir et non compromettre en améliorant les systèmes de santé et, en particulier, les services de maternité".