Lu dans Présent :
On peut écrire à Michel Janva par email à : mj@chretiente.info et visiter son site ici."Personne n’a oublié Anne-Lorraine Schmitt. Cette ancienne élève de la Légion d’honneur, étudiante de 23 ans, assassinée le 25 novembre 2007 dans le RER D de 32 coups de couteau par Thierry Deve-Oglou criminel sexuel récidiviste qui voulait la violer, déjà condamné et relâché sur avis des « experts ». [...] Aujourd’hui, à tous ceux qui l’ont soutenu, Philippe Schmitt donne de nouvelles informations sur le (très lent) cours de la procédure.
Tout au long de l’année 2008, explique-t-il, les auditions du « présumé coupable », expertises et contre-expertises diverses, notamment psychiatriques, et autres « rapports » se succèdent, «la défense mettant tout en œuvre pour retarder le procès, espérant sans doute que l’émotion étant retombée, ce ne pourrait être que profitable à son client».
Comme les conclusions de la « deuxième expertise psychiatrique » tendent à démontrer que le présumé coupable n’est pas totalement accessible à une sanction pénale, son discernement étant « altéré », le juge d’instruction demande en mars 2009 à un collège d’experts psychiatriques d’examiner de nouveau cet individu. Les conclusions de la contre-expertise sont sans ambiguïté : aucune maladie mentale caractérisée n’a été trouvée à l’examen et les faits ne sont pas en relation avec une maladie mentale. [...]
La reconstitution organisée par le magistrat instructeur a eu lieu le 14 janvier 2009. [...] L’audience au cours de laquelle est débattue la prolongation de la mise en examen provisoire de l’agresseur intervient fin mai 2009, cette détention ayant été ordonnée jusqu’au 27 mai 2009.
Le procureur prend ses réquisitions le 23 octobre 2009. [...] L’Ordonnance de mise en accusation est rendue le 13 novembre 2009. Elle est sensiblement identique au réquisitoire. Le procureur fait appel de cette ordonnance afin que la Chambre de l’instruction fasse le point sur la question de la récidive légale (non retenue jusqu’alors, Deve-Oglou étant considéré comme « réitérant »)… La Chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles rend son arrêt le 12 février 2010. Cette dernière renvoie le « présumé coupable » devant le juge d’instruction pour qu’il lui soit notifié qu’il est poursuivi pour avoir commis ces faits « en état de récidive légale » et que ceux-ci ont précédé, accompagné ou suivi un autre crime, en l’espèce, une tentative de viol. Le calendrier du procès est quoi qu’il en soit d’ores et déjà modifié par ces méandres interminables de procédure (et une année entière d’expertises psychiatriques destinées à profiter au « présumé coupable » !). L’audience qui devait se tenir en juin est retardée à l’automne."