Lu ici :
On peut écrire à Michel Janva par email à : mj@chretiente.info et visiter son site ici."De toute évidence, ce n'est pas encore le moment de tirer des conclusions. Mais au moins, on commence à entrevoir une approche différente du problème de la pédophilie dans l'Eglise. Tout d'abord, on commence à se libérer du complexe d'infériorité et de culpabilité qui a caractérisé jusqu'à présent toutes les réactions dans l'Eglise. On a commencé à réagir, non pas parce que les faits allégués ne sont pas vrais, mais parce qu'il est désormais établi qu'il s'agit d'instrumentalisation : si les accusateurs de l'Église s'intéressaient vraiment au bien des enfants, ils dénonceraient la violence, de quelque côté qu'elle vienne. Alors qu'au contraire, seuls les "abus" commis par le clergé catholique les intéresse: ces tombeaux blanchis ne s'intéressent pas aux enfants, la seule chose qui les intéresse est l'attaque contre l'Eglise, et contre le Pape en particulier.
Désormais, la stratégie est évidente : on est parti d'Amérique (…), pour passer ensuite à l'Europe, en commençant par l'Irlande et pour arriver finalement en Allemagne, comme par hasard dans les diocèses de Ratisbonne et de Munich (on se demande pourquoi). Le cercle se resserre: d'une manière ou d'une autre, il s'agit de piéger Papa Ratzinger. Reste à se demander si la prochaine étape sera l'Eglise italienne. Nous verrons bien. Mais un autre aspect positif est que l'Eglise est consciente de la gravité du problème et donc de la nécessité de s'en mettre à l'abri. Il s'agit d'une question complexe, qui exige du temps et un engagement non négligeable ; mais ce n'est pas un problème qui sera résolu, comme on voudrait nous le faire croire, par la "coopération avec les autorités civiles". Comme l'a justement rappelé le Père Lombardi, l'Eglise a son organisation interne propre, et c'est là que nous devons intervenir. Il s'agit de repenser radicalement l'ensemble du problème, au plan théologique, ascétique, de la formation, canonique et pastoral, avec la volonté de faire si nécessaire, une autocritique des erreurs commises et d'introduire des mesures correctives. Mais c'est un travail à faire loin des projecteurs des médias, qui inévitablement conditionnent et limitent la sérénité, la lucidité et la rigueur nécessaires dans ces affaires."