Une députée UMP pour la réouverture des maisons closes

Le Salon Beige , le 18 mars 2010  


Non, ce n'est pas un membre de la gauche libertaire qui fait cette proposition. Il s'agit de la députée UMP de Seine-et-Marne, Chantal Brunel, qui utilise, une fois de plus, des arguments innacceptables :

"Je propose que soit mise à l’étude la création d’endroits où l’achat de services sexuels soit possible dans des conditions de protection médicale, judiciaire, financière et juridique (…) il ne faut pas se voiler la face, la prostitution a toujours existé, et existera toujours. En attendant un monde idéal, il faut mettre en place un système qui protège le mieux possible les prostituées (…) On peut imaginer qu’elles se regroupent à plusieurs, à l’image des cabinets de professionnels, comme les experts comptables (…)"

Combien de fois faudra-t-il répeter qu'un mal est un mal. La prostitution est condamnée par l'Eglise catholique et il n'est donc pas possible de la tolérer moralement sous quelque forme que ce soit :

"La prostitution porte atteinte à la dignité de la personne qui se prostitue, réduite au plaisir vénérien que l’on tire d’elle. Celui qui paie pêche gravement contre lui-même : il rompt la chasteté à laquelle l’engageait son Baptême et souille son corps, temple de l’Esprit Saint (cf. 1 Co 6, 15-20). La prostitution constitue un fléau social. Il touche habituellement des femmes, mais aussi des hommes, des enfants ou des adolescents (dans ces deux derniers cas, le péché se double d’un scandale). S’il est toujours gravement peccamineux de se livrer à la prostitution, la misère, le chantage et la pression sociale peuvent atténuer l’imputabilité de la faute." (CEC n° 2355)

On pourra se reporter à ce post qui avait été rédigé lorsque Chritine Boutin avait fait la même proposition en novembre 2009. De même, l'association le Mouvement du nid, association d’aide aux prostituées, s'en offusque également :

"Que serait une société qui enfermerait ses femmes pour le plaisir des hommes ? On ne se prostitue ni par goût du libertinage ni pour l’argent facile. Au-delà des femmes qui sont dans la misère, on se prostitue parce qu’on est dans une détresse psychologique et affective terrible (…)

Elles [les prostituées des maisons closes belges] sont enfermées douze heures par jour dans une semi-obscurité. Elles boivent de l’alcool toute la journée pour ne pas être conscientes de ce qu’elles font. Autoriser une telle chose dans le pays des droits de l’homme serait inacceptable"

On se demande vraiment ce qui différencie l'UMP de la gauche sur les questions de société et les valeurs morales….

On peut écrire à Le Salon Beige par email à : lsb@chretiente.info et visiter son site ici.

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