On se souvient de cette photo scandaleuse primée puis défendue par la FNAC et la LDH. Elle montrait tout bonnement la profanation d'un drapeau français. Les réactions politiques se font attendre. C'est sans doute pour cela que le général Lecerf qui commande les Forces terrestres intervient aujourd'hui avec force et détermination dans Valeurs Actuelles :
On peut écrire à Le Salon Beige par email à : lsb@chretiente.info et visiter son site ici.
"Il n’est pas fréquent de voir un général en activité quasi sommer le
chef de l’État et le ministre de la Défense de prendre clairement
position sur un sujet polémique. Général quatre étoiles, commandant des
forces terrestre, Antoine Lecerf a ce courage. Ancien chef de corps du
2e régiment étranger d’infanterie puis patron de l’opération Licorne en
Côte d’Ivoire, cet opérationnel est connu pour sa force de caractère.
Dans un message adressé au chef d’état-major de l’armée de terre et
titré De l’honneur à l’infamie, il parle au nom de la
communauté militaire, indignée par une photo exposée début mars à la
Fnac de Nice : un homme s’essuyant les fesses avec le drapeau français !Seule une poignée d’hommes politiques (dont les députés UMP des
Alpes-Maritimes Éric Ciotti et Lionnel Luca) a condamné ce cliché. Rien
n’est venu du sommet de l’État, comme le regrettent de nombreux
militaires en contact avec notre rédaction.Cette indignation était restée muette, mais le message du général
L’hypothèse d’une action personnelle
Lecerf change la donne : « Je ne peux, comme Français, comme
officier et comme commandant des forces terrestres, accepter que la Fnac
prime une photo abjecte. »Le général poursuit : « D’un côté, je vois l’image du président
s’inclinant devant des soldats français tombés au champ d’honneur en
Afghanistan, ramenés en France dans les plis du drapeau français, de
l’autre une photo primée, montrant un Français “se torchant” dans les
plis du même drapeau. Je considère que cette photo est une insulte à la
France, au président de la République, chef des armées, et à la mémoire
de nos soldats et de leur sacrifice… »Michèle Alliot-Marie,
ministre de la Justice et ancien ministre de la Défense, avait déjà
réagi, prête à engager des poursuites, mais l’article 433-5-1 du Code
pénal stipule que l’outrage au drapeau ne peut être réprimé que s’il
s’inscrit « dans une manifestation organisée par les autorités
publiques ».Le général Lecerf conclut : « J’ose espérer qu’une
réaction aux plus hauts niveaux de notre institution (président,
ministre, chef d’état-major des armées) a été initiée, tant sur un plan
judiciaire que par le biais d’une déclaration formelle aux médias. Si
tel n’était pas le cas, je n’exclus pas l’hypothèse d’une action
personnelle. »
Jean-Marie Gutknecht
