La question n’est plus de savoir si le monde occidental – la chrétienté – aura une nouvelle fois à en découdre physiquement avec les mahométans. La question est simplement maintenant de savoir quand. Et, crise économique aidant, les aiguilles du manomètre ne cessent de pousser vers le rouge.
La Chrétienté, c’est un territoire, une notion géographique. Pétrie par deux millénaires de christianisme, construite en essayant tant bien que mal d’instaurer l’ordre social chrétien dans la Cité, ce territoire, c’est l’Europe – la vraie. Peu importe qu’ensuite vous soyez vous-même peut-être athée : votre culture est gréco-judéo-chrétienne, point. Oui, même la vôtre, triste Caroline Fourest, même la vôtre, amusant Michel Onfray.
La manière dont vous aimez votre conjoint est pétrie du romantisme européen, de la galanterie des poètes médiévaux et de la sensualité du Cantique des Cantiques. Rien à voir avec la vision de l’union de l’homme et de la femme dans le monde islamique. La manière dont vous aimez vos enfants est judéo-chrétienne. Votre envie de mariage – y compris l’envie homosexuelle de mariage – n’a que des bases judéo-chrétiennes. Votre hôpital est catholique dans son essence et son principe-même. Le plus athée, anti-clérical, bouffeur-de-curés d’entre vous utilise sans arrêt des expressions extraites des évangiles et se réfère en permanence aux acquis chrétiens devenus laïques (solidarité, respect dû aux plus pauvres, etc.). Et c’est tant mieux, puisque Le Message appartient à tous, même aux Saul pas encore devenus Paul…
Mais alors… lorsque l’on écrira les livres d’histoire qui raconteront ce qui a précédé la Grande Confrontation, parlera-t-on de l’aide apportée aux patriotes par France 2 avec son émission « Les Infiltrés » qui a soudain révélé au grand jour à des millions de Français ébahis ce que la Dictature Molle s’échinait à leur cacher : il existe d’autres personnes, pas forcément recommandables, certes, mais qui, comme vous, refusent qu’on voile la France, refusent la polygamie, les repas sans porc dans les cantines scolaires, les piscines réservées aux femmes, etc… bref qui refusent d’abandonner leur identité ?
Lorsqu’on écrira les livres d’histoire qui raconteront ce qui a mis le feu aux poudres, comparera-t-on la ridiculissime interdiction d’un apéritif au saucisson dans un quartier de Paris avec l’assassinat de l’Archiduc François Ferdinand ? Comprendra-t-on le ras-le-bol généralisé des Français ? Comprendra-t-on comment on aura soigneusement transformé le peuple le plus bon-enfant du monde en une boule d’exaspération qui n’attend plus que d’en découdre ?
Il faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes, là-bas, les descendants de Vercingétorix… Il faut casser les portes, et si elles ne veulent pas s’ouvrir, il faut y aller aux forceps. Partout où la diversité n’existe pas, ça doit être comme une invasion de criquets… Partout, de manière à ce qu’on ne puisse plus revenir en arrière.
(Azouz Begag, ministre délégué à l’égalité des chances, décembre 2005)
J’ai eu le 6 juin, anniversaire du D-Day, une discussion très intéressante avec un vieil ami américain qui a vécu ces jours héroiques. Il me dit, avec le sourire « Ouais, j’imagine que vous n’aviez pas trop envie de parler Allemand, hein ? » Et finalement, il a raison : c’est aussi simple que cela ! Pour quelle raison refuse-t-on, in fine, une invasion militaire comme celle de 1940 ? Par refus qu’on porte atteinte à mon mode de vie, à mes valeurs, mode de vie et valeurs que je partage avec mes « fellow citizens ». Peu importe qu’on essaie de changer mes valeurs à coups de chars ou à coups de culs en l’air rue Myrha. Le principe est le même, la stratégie est similaire, et seule la tactique s’adapte à l’air du temps. Le but est bien de porter atteinte à l’intégrité sociale, culturelle, ontologique, d’une nation.
Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire.
(Houari Boumedienne, ancien président algérien, dans un discours à l’ONU, 1974)
D’une certaine façon, chaque Français est maintenant prêt pour cette inévitable confrontation, déjà assis dans la position qui sera la sienne pendant le conflit. Il y a déjà les collabos, qui se confondent avec le pouvoir en place, comme toujours. Il y a déjà les résistants, montrés du doigt, diabolisés. Et il y a déjà ceux qui se sont installés à l’étranger, en attendant des jours meilleurs. Ça ne vous rappelle rien ? Tout est en place pour l’acte suivant.
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?