La gendarmerie va bientôt avoir ses représentants du personnel, en vertu d'un arrêté du 23 juillet publié le 18 août au journal officiel. Soumis au régime militaire, les gendarmes ne disposaient jusqu'à présent que de la liberté d'association. La réforme met en place une sorte de délégués de personnel à trois échelons de représentation : la compagnie ou l'escadron, le regroupement (souvent départemental) et la région de gendarmerie. L'idée étant que chacun des délégués élus à ces différents niveaux permette «à chaque militaire de participer à la prise des décisions relatives à la vie courante de son unité».
Au niveau de la compagnie ou de l'escadron, l'ensemble des gendarmes d'une unité (unités de la garde, escadron de gendarmerie mobile, compagnie départementale, GIGN….) éliront un président du personnel militaire et un vice-président, qui devra informer le commandement des «préoccupations d'ordre professionnel, social ou moral» des militaires. Aux deux niveaux supérieurs, des référents sont créés pour le regroupement et des conseillers concertation seront nommés pour la région de gendarmerie. Ils auront avant tout pour rôle de faciliter les relations avec le commandement.
Pour ses défenseurs, la réforme peut être vue comme un premier pas, découlant du rapprochement de la police et de gendarmerie rattachée au ministère de l'Intérieur depuis le 1 er janvier 2009.
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