Une jeune femme, violée par l'homme de 39 ans qui a été arrêté pour un nouveau crime, a déclaré :
"Les armes, c'est les mêmes (…) il y avait le tournevis et le couteau comme pour moi. Le jogging, c'est la même chose, il a dû attendre de la même façon. Je lui ai fait croire qu'on allait devenir amis parce que moi non plus j'avais pas de famille. On savait qu'il allait recommencer, moi je le savais, tout le monde le savait en fait. Quelque part, il a un grain, et ce grain, il est dans sa tête et on peut pas lui retirer. Il a ce grain (…) Il est né avec. Ce grain il l'aura à vie, c'est pas parce qu'il va ressortir de prison qu'il l'aura plus. Et puis il recommencera s'il doit ressortir. Je m'y attendais un peu, je savais pas quand, mais je m'y attendais un peu, soit qu'il recommence, soit que j'entende parler de lui (…) C'était prévisible.
J'ai pas été étonnée, mais j'ai été écoeurée (…) Il n'y a pas de mots, je peux pas expliquer. J'ai tout de suite pensé à elle, je me suis dit : c'est pas possible, il aurait dû rester en prison… Au moins elle aurait été sauvée, elle a presque le même âge que moi. Je sais aussi à quel moment elle savait qu'elle allait mourir. Qu'il soit en prison c'est bien, mais on s'en fout. Maintenant il a foutu une autre vie en l'air".
Ce chauffeur-livreur était en libération conditionnelle depuis un an, après une condamnation en 2006 à une peine de 10 ans de réclusion criminelle pour avoir violé une joggeuse sous la menace d'une arme. Il avait été libéré au bout de 4 ans. Cette affaire devrait relancer le sujet de la vraie perpétuité, voire de la peine de mort.
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