Interrogé dans France Soir, Bruno Gollnisch aborde ses divergences avec Marine Le Pen :
"Je crois en une vraie modernité enracinée dans la tradition. Je défends une conception charnelle de la France. En 2007, lors de la campagne de Jean-Marie Le Pen, Marine avait plaidé pour une France débarrassée de toutes ses spécificités : ethniques, spirituelles, culturelles… Je pense exactement l’inverse.
Marine Le Pen, dit-on, n’exclut pas – à long terme – une forme de rapprochement, un jour, avec la droite…
Mon objectif à moi, c’est de réunir la grande famille nationale. Y compris en ralliant à nous la droite sociale, voire la gauche patriotique. Je pense à un certain nombre de gens qui n’ont jamais été au FN mais qu’il est tout à fait envisageable d’y faire venir : Philippe de Villiers, Christine Boutin…Et les alliances ?
Je ne suis ni pour ni contre. Il faut simplement trouver des partenaires prêts à les assumer, et qui acceptent de mettre en application une partie au moins de notre programme."
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Jean-Marie Gutknecht
