Application du Motu proprio : que les curés soient courageux

Michel Janva , le 22 novembre 2010 à 6:58  

R Dimanche, s'est déroulé à Versailles le 3e colloque organisé par Réunicatho pour les 3 ans du Motu proprio Summorum pontificum, devant environ 700 personnes. Daniel Hamiche a ouvert les débats en estimant que la forme extraordinaire devait devenir ordinaire (en étant célébrée plus souvent et partout), et la forme ordinaire devenir extraordinaire (par la fameuse réforme de la réforme). Côté comptabilité, l'oeuvre de pacification du Pape a donné, en 3 ans, 80 lieux de messe supplémentaires en France. Mais, pour Daniel Hamiche, comme pour tout commercial, c'est l'offre qui crée la demande, car on ne demande que ce que l'on connaît. Daniel Hamiche a souhaité un nouveau développement dans l'application du Motu proprio et notamment :

  • la célébration tous les dimanche et jours de fête dans chaque doyenné
  • la célébration une fois par an (minimum) par chaque évêque dans sa cathédrale
  • l'apprentissage de la forme extraordinaire dans chaque séminaire
  • la création au sein de la CEF d'une commission dédiée à l'application du Motu proprio.

Ensuite, 4 demandeurs ont témoigné de leur expérience :

  • paroisse Ste Clotilde à Paris (VIIe) où la messe a été accordée le lundi midi pour les travailleurs mais refusée le dimanche sur ordre de l'archevêque
  • paroisse Ste Madeleine au Plessis-Robinsons (92) où une solution a été trouvée tous les dimanche
  • dans la vallée de Montmorency (95) où une solution bancale a été instaurée
  • paroisse ND de Versailles, où la demande a été refusée purement et simplement.

B Mgr Nicola Bux, Consulteur auprès de l'Office des cérémonies liturgiques du Souverain pontife et membre de deux dicastères, a ensuite longuement parlé de la liturgie et de la volonté de pacification du Pape. Il a débuté son intervention remarquée en précisant que les évêques français, qui aiment dialoguer avec les non-chrétiens, devraient dialoguer aussi avec les catholiques et qu'ils ne devraient pas avoir peur des brebis de leur propre troupeau ! Qu'ils se confrontent à la réalité et non à l'idée qu'ils se font de la réalité. Il a rappelé que la forme extraordinaire concerne tout le peuple de Dieu, et non une minorité, qu'elle doit servir de pédagogie pour mieux célébrer la forme ordinaire. Il a indiqué que, en Italie, l'application du Motu proprio se fait par les curés. Il a donc appelé les curés à être courageux dans l'application de ce texte. Enfin, il a ajouté que le refus de la forme extraordinaire pouvait être considéré comme une rupture de communion avec le Pape.

Foyer d'étudiantes à Paris

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