L’avortement médicamenteux aussi fait souffrir la mère

Le Salon Beige , le 26 décembre 2011 à 18:21  

Une jeune mère regrette que ni le Planning familial ni le personnel hospitalier ne l’aient vraiment accompagné :

« On ne m’a pas dit lorsque j’ai choisi la méthode médicamenteuse que je perdrai des poches de sang, que je verrai le fœtus et que j’aurai des contractions. … J’ai perdu beaucoup de sang lors de l’avortement. Pendant un mois, mon corps était juste destiné à expulser cet œuf, et je ne me sentais même plus femme. Dans les semaines qui ont suivi, lorsque mon copain me touchait, je ne voulais pas en entendre parler. Aujourd’hui, on recommence à avoir une vie intime. Mais ma libido a beaucoup baissé. »

Elle a bien rencontré une psychologue avant la prise des médicaments, mais leur entretien n’a porté que sur les moyens de contraception. Rien sur les conséquences psychologiques de l’avortement.

Sophie Eyraud, médecin généraliste et co-présidente de l’Association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception (ANCIC), explique :

« On a l’impression que l’on va prendre des médicaments et que pouf ! C’est comme prendre un cachet d’aspirine. Or cela provoque une fausse couche. Et puis c’est long, ça dure quatre jours en tout. »

Pour briser l’omerta sur ce grave sujet, soyez nombreux le 22 janvier à Paris.

On peut écrire à Le Salon Beige par email à : lsb@chretiente.info et visiter son site ici.

Jean-Marie Gutknecht

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