Enseignement du gender au lycée : "polémique regrettable" pour Xavier Breton

Le Salon Beige , le 27 janvier 2012  


Le député Xavier Breton passable fait partie de la commission des affaires culturelles et de l’éducation et anime le groupe de travail sur les manuels scolaires, qui s’est réuni hier. Il minimise la polémique de la théorie du genre et ne soutient pas les 200 parlementaires ni les Français, qui, à 55 %, contestent le caractère “non scientifique” de cette théorie. Ce groupe de travail avait été créé suite à la polémique sur l’introduction de la théorie du genre dans les manuels scolaires de 1ère SVT. Xavier Breton a déclaré :

B« D’une part le mot « genre » ne figure pas dans les programmes de SVT de première, qui, sous le thème « Devenir homme et femme », distinguent l’identité sexuelle, les rôles sexuels et l’orientation sexuelle. Ce sont  donc certains manuels qui, à partir de ces quelques lignes, ont développé une approche quelque peu exploratoire de la question du genre. On peut même aller jusqu’à considérer, avec M. Dominique Rojat, le doyen du groupe permanent des SVT de l’inspection générale de l’éducation nationale, que tel ou tel document utilisé pour illustrer ce thème est effectivement « maladroit ».

D’autre part, les questions que recouvre ce thème étant, de tout évidence, nombreuses et complexes, elles devraient faire l’objet d’un enseignement interdisciplinaire, bénéficiant en particulier du renfort du professeur de philosophie. Les préambules des programmes encouragent le recours à telle approche, mais elle se heurte à un obstacle de taille : la philosophie est enseignée en classe de Terminale et non en Première. On peut donc estimer que ces programmes ont confié une tâche relativement difficile aux professeurs de SVT, d’autant plus que ceux-ci ne consacreront, au cours de l’année scolaire, que 5 à 10 minutes, tout au plus, à la différence entre le féminin et le masculin.

Au total, cette conjonction d’éléments, combinée à la mobilisation de certaines associations, a suscité une polémique regrettable, car de nature à alimenter la méfiance d’une partie de l’opinion publique à l’égard de l’éducation nationale, dont on sait qu’elle éprouve des difficultés à tisser des relations sereines avec les familles ».

Sic ! Bref, rien ne va changer.

Un chiffre intéressant est sorti lors de cette communication : les manuels scolaires représentent 10% du chiffre d’affaire de l’édition.

On peut écrire à Le Salon Beige par email à : lsb@chretiente.info et visiter son site ici.

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