Lu ici :
« Les patrons de presse français vont proposer aux candidats à l’élection présidentielle d’instaurer une taxe sur les fournisseurs d’accès Internet (FAI) et sur les ventes de tablettes et de smartphones afin de financer la presse. L’idée a été lancée pour la première fois par l’ancienne co-présidente de Libération, Nathalie Collin, aujourd’hui au groupe Nouvel Observateur. Ancienne présidente de EMI France, elle avait connu les déboires des éditeurs de musique face à la concurrence d’Internet ».
La suite n’est pas banale :
« L’idée serait d’instaurer un prélèvement sur les abonnements à Internet, mais aussi sur les ventes de tablettes, smartphones et PC, tous les appareils servant à se connecter sur Internet. » La presse fait partie des motifs importants de consultation d’Internet sur les appareils mobiles, insiste Denis Bouchez, directeur du SPQN. Nous représentons un secteur qui contribue fortement à l’émergence de l’économie numérique, et nous sommes peut-être celui qui en bénéficie le moins. Il existe des mécanismes de redistribution pour le cinéma et la musique, mais rien pour la presse. Or, nous sommes un secteur qui relève de l’intérêt général de la démocratie. »
Ben voyons, tout le monde n’achète pas un PC pour lire Libé, le Monde ou le Figaro! Et le Salon beige? Plaisanterie à part, il faudrait donc désormais payer pour vivre en démocratie et la respecter. Ca fait cher la sauvegarde d’un système… Une telle déclaration montre à la fois le retard et la méconnaissance du fonctionnement d’internet, deux des causes principales de l’échec de la presse papier. Ce retour à la notion démocratique de certaines républiques qui prévalait au XX°à l’est du rideau de fer, est inquiétant : devra t-on payer pour sauver la Pravda institutionnelle ou va t-on contraindre le peuple à ne plus s’exprimer librement sur le net?
On peut écrire à Le Salon Beige par email à : lsb@chretiente.info et visiter son site ici.Jean-Marie Gutknecht
