La jeune fille de 15 qui a obtenu de la juridiction suprême de la province de Chubut, en Argentine, le droit d'avorter à la suite de viols commis par le concubin de sa mère qui se trouve être aussi le père de ses 4 jeunes frères et sœurs. Le « journal digital de Santa Fé », Notife, a eu accès au jugement de 80 pages qui fait une interprétation large de la loi pénale qui ne prévoit pas de peine dès lors que la grossesse résulte d'un viol ou d'un abus sexuel sur une femme handicapée. Les juges ont prévu que si l'hôpital régional se refuse à pratiquer l'intervention la jeune fille devra pouvoir obtenir satisfaction dans un autre hôpital ou dans une clinique privée.A vrai dire, selon Notife, cela aurait pu se faire dès janvier si la mère de la jeune fille l'avait conduite directement dans une clinique où l'on s'encombre moins de questions sur le droit de vivre de l'enfant conçu. Mais il s'agissait d'obtenir des prélèvements d'ADN pour confondre le beau-père accusé du viol par la jeune fille (il s'agit d'un sous-chef de la police locale, qui a été laissé en liberté mais qui a tenté de mettre fin à ses jours mercredi dernier, selon la presse, en se tailladant le cou).La Cour provinciale pose une nouvelle jurisprudence en affirmant le « droit » des femmes d'avorter dès lors qu'elles auront été victimes d'un viol. Elle pose tellement cela en principe qu'elle a enjoint le gouverneur de la province, Mario Das Neves, de créer un guide à l'intention des médecins pour préciser dans quels cas l'avortement n'est pas punissable, afin de déjudiciariser la procédure de demande en amont.Seulement un viol, cela se prouve...Le jugement affirme donc, pour le plus grand bonheur de ceux qui œuvrent pour la légalisation pure et simple de l'avortement, qu'il n'est pas nécessaire d'obtenir une autorisation judiciaire pour réaliser un avortement non punissable : « C'est une exigence supplémentaire que la femme vit comme une charge et comme un viol de son droit d'accéder à l'avortement dans les cas où la loi le permet. »De même, le tribunal précise : « Le respect des normes juridiques est un devoir de professionnel, et son non-respect est susceptible de sanctions légales lorsque l'on nie de manière non justifiable l'une des causes prévues par l'article 86 du code pénal, et (ou) la prestation du service correspondant. Les cas d'“avortements non punissables” sont l'une des composantes parmi celles, nombreuses, qui constituent le service de santé, et c'est pourquoi il faut respecter les critères de qualité, de confidentialité, de compétence technique, d'éventail d'options disponibles et d'information scientifique actualisée. »Autrement dit, le tribunal affirme une obligation de fourniture de moyens.Il se réfère aussi à un Programme national de santé sexuelle et de procréation responsable, rédigé depuis deux ans mais qui vient seuelement d'être mis en ligne sur le site du ministère de la Santé il y a trois semaines, au moment où l'affaire de Comodoro Rivadavia faisait irruption dans les médias.Voici donc que la jeune fille, enceinte d'environ 20 semaines (18 semaines de gestation environ), va pouvoir subir un « avortement médicamenteux » au misoprostol, selon une expertise médicale jointe au jugement. Procédure qui est loin d'être dénuée de danger : évidemment mortelle pour le fœtus, elle est loin d'être recommandée. (Un site pro-avortement, rhtp.org, écrit ceci : « La prudence s'impose pour toute utilisation du misoprostol au-delà des 63 premiers jours d'aménorrhée. On manque de données pour pouvoir conseiller un schéma posologique pour les avortements de la fin du premier trimestre. Le protocole décrit ici n’est pas adapté au delà du premier trimestre; les doses sont trop fortes pour être utilisées plus tardivement dans la grossesse. »L'ordre d'avortement va maintenant devoir repasser devant le juge des affaires familiales de première instance, Veronica Daniela Robert, qui avait au départ refusé d'autoriser l'avortement en invoquant le respect de la vie. Sa décision est attendue aujourd'hui.Devra-t-elle, au nom de la « compassion », presenter l'avortement comme un acte qu'on peut effectuer en conscience sans faire de mal, parce que la jeune fille a été victime d'un viol odieux ? Si l'on est cohérent par rapport à des prises de position qui ont fait la une des médias lors de l'affaire de Recife, il est difficile de soutenir autre chose. Qu'en pensent les détracteurs de Mgr Cardoso Sobrinho ?© leblogdejeannesmits.
J'aurai l'honneur et le plaisir ce soir de faire une conférence sur le thème « Elisabeth Nuyts : pour une pédagogie du logos ». L'auteur de L'école des illusionnistes a posé sur l'échec – mais aussi sur l'apparente réussite – scolaire aujourd'hui, un regard d'une lucidité que je n'ai trouvée nulle part ailleurs. Causes, objectifs, prévention et guérison du décervelage soutenu par la généralisation de pédagogies du « cerveau droit » seront au centre de mon exposé sur la « méthode Nuyts ».Parce que se battre pour la culture de vie, c'est aussi s'opposer à « l'avortement des esprits » ! Parce que des solutions efficaces existent...Rendez-vous au Centre Saint-Paul, 12 rue Saint-Joseph, 75002 Paris dès 20 heures ce mardi 9 mars.© leblogdejeannesmits.
Après le refus des juges de première instance et d'appel de la ville de Comodoro Rivadavia, sous la pression des médias et du procureur général, le Tribunal supérieur de la province argentine de Chubut vient de décider d'accorder à une jeune fille de 15 ans, enceinte à la suite de viols répétés par le concubin de sa mère, de subir l'avortement « thérapeutique » de son enfant à 17 semaines de grossesse. Les juges civils ont ordonné aux services de la secrétairerie à la Santé de la province de procéder à l'opération ; leur décision impose en outre que la jeune fille reçoive une « assistance psychologique », façon de reconnaître que l'opération n'est pas anodine.C'est l'avocate de la jeune fille, Sandra Grilli, qui a annoncé la teneur de la décision en se félicitant d'avoir créé une jurisprudence : « Pour nous c'est très important car cela constitue un précédent », a-t-elle déclaré aux médias, ajoutant que sans avoir lu en détail la formulation de l'arrêt elle avait pu constater qu'il suivait largement son argumentation à elle.On se souviendra que tant les premiers juges que la cour d'appel, statuant dans l'urgence, avaient refusé d'accorder le droit de procéder à l'avortement « thérapeutique » en invoquant le fait que celui-ci violerait irrémédiablement le droit de naître de l'enfant, alors même que la Constitution provinciale affirme le « droit à la vie depuis la conception » ; ils ajoutaient qu'il n'était pas établi qu'il n'y avait aucun autre moyen de préserver la vie de l'adolescente que de lui faire subir un avortement.En attendant de connaître les détails de la décision déjà qualifiée d'« historique » par la presse argentine, on peut souligner que, dès vendredi, le procureur général de justice, Jorge Miquelarena s'était prononcé pour l'avortement thérapeutique. Selon la presse, il a soutenu que si une vie innocente est bien en jeu, la femme violée est innocente elle aussi ; il aurait évoqué son droit de légitime défense qui lui permettrait de couper court à une grossesse provoquée par un acte de violence sexuelle. Il a précisé qu'un système pénal « libéral » comme celui en vigueur en Argentine n'impose jamais de « devoirs héroïques ». Il a également, selon la presse, souligné le fait qu'agir vite vaudrait mieux pour la jeune fille en raison de la nécessité qu'il y aurait à changer de mode d'avortement si la grossesse devait se poursuivre encore plusieurs semaines. Pour évoquer l'enfant à naître on entend d'ailleurs dans cette affaire parler du « produit du viol ».L'Eglise a continué de se mobiliser pour la vie de ce « produit du viol » qui est surtout un petit être humain de bientôt 18 semaines. L'administrateur apostolique du diocèse, Virginio Bresanelli, a écrit mercredi dernier aux membres du Tribunal supérieur de Chubut, plaidant pour la vie de cet innocent.Il faut noter que toute cette affaire a démarré en raison du refus de l'hôpital régional auquel s'était adressée la jeune fille, poussée par sa mère, a refusé de pratiquer l'avortement en affirmant que les circonstances ne correspondaient pas aux exigences de l'article 86 du code pénal argentin pour dépénaliser l'intervention.Une autre affaire assez semblable est elle aussi pendante devant la justice de Comodoro Rivadavia. Il s'agit là encore d'une jeune fille de 15 ans violée par son beau-père et enceinte de bientôt 18 semaines à qui l'avortement à été refusé par l'hôpital régional malgré un ordre donné par le parquet. C'est cette semaine que le juge des affaires familiales, Diana de Kazajkevich, doit entendre les différentes parties, y compris l'avocate Iris Moreira qui pourra s'exprimer au nom de l'enfant conçu.© leblogdejeannesmits.
La cour d'appel de Katowice a confirmé un jugement de première instance qui, en septembre dernier, avait condamné un journal catholique pour un article affirmant que l'avortement tue un enfant à naître. L'hebdomadaire du dimanche Gosc Niedzielny et son directeur de la publication, le P. Marek Gancarczyk, ont été jugés coupables d'avoir publié des paroles « offensantes » à l'égard d'Alicja Tysiac, la femme qui a obtenu un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme condamnant la Pologne pour lui avoir refusé le « droit » d'avorter alors qu'elle affirmait encourir le risque de voir sa maladie oculaire s'aggraver si elle subissait un accouchement.Le P. Gancarczyk avait commenté la décision de la CEDH en affirmant que Mme Tysiac allait recevoir des dommages et intérêts de 25.000 euros pour n'avoir pas pu tuer son enfant. « En d'autres termes, nous vivons dans un monde où une femme obtient une compensation parce qu'elle désirait fortement tuer son enfant, mais qu'on lui a interdit de le faire », écrivait-il dans son éditorial.Le tribunal de district avait condamné le P. Gancarczyk à payer quelque 7.000 euros de dommages et à publier des excuses dictées par le juge, ce qu'il refusa de faire. La juge d'appel a confirmé la condamnation en estimant que le langage employé par le prêtre était trop « fort » : « Le christianisme est une religion d'amour et le langage utilisé par la presse catholique doit refléter cela », a-t-elle cru pouvoir affirmer.L'archevêque de Katowice, Mgr Damian Zimon a réagi à la décision en assurant qu'elle reflète « l'activité des cercles pro-avortement qui veulent changer la loi polonaise à tout prix ».« Aucune loi étatique ne peut contredire le commandement de Dieu et l'ordre institué par Jésus-Christ. L'avortement est la première cause de mortalité en Europe, selon le rapport sur l'avortement en Europe et en Espagne présenté à Bruxelles par un Institut espagnol de politique familiale. Laissez-moi rappeler les mots de la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta : “Le plus grand destructeur de la paix aujourd'hui est l'avortement (...), si nous acceptons qu'une mère puisse tuer même son propre enfant, comment pouvons nous dire aux autres de ne pas se tuer les uns les autres ? »Le porte-parole de la Conférence des évêques de Pologne, le P. Jozef Kloch, a déclaré au nom de cette institution : « Le christianisme est une religion d'amour, qui aime les êtres humains dès les premiers instants de la vie. C'est aussi une religion qui dit la vérité, pour douloureuse qu'elle soit. »La revue Gosc Niedzielny ainsi que l'association des journalistes catholiques de Pologne ont protesté contre cette atteinte à la liberté d'expression qui vise à faire taire les médias catholiques, notamment à propos de « l'holocauste du XXIe siècle » : « Personne, ni la cour d'appel de Katowice, ni la Cour de Strasbourg, ni aucun tribunal du monde entier n'a le droit de nous interdire d'appeler l'avortement un crime. »L'affaire va aller devant la cour suprême polonaise.LifeSite, qui publie cette information, donne à la fin de son article les adresses électroniques où réagir auprès des tribunaux, des journaux et de l'épiscopat polonais.© leblogdejeannesmits.
... du crime de l'avortement.
Peter Drury, 10 ans, a fait une très, très grosse bêtise en traitant un de ses petits camarades de « garçon gay » (gay boy) dans la cour de récréation de son école. Une bêtise si impardonnable que sa mère a été convoquée par la direction de l'Ashcombe Primary School, où elle s'est vu signifier l'inscription de son fils homophobe sur un fichier spécial, le « registre de la haine » où les responsables de l'établissement consignent les manifestations de haine, de racisme, d'homophobie pour pouvoir suivre leurs auteurs tout au long de leur scolarité.Personne n'a voulu écouter la maman qui expliquait que son fils est encore très « innocent » et ne comprend pas le sens de ce qu'il a dit, et encore moins pourquoi il est en disgrâce. Et qu'il en est très troublé.L'affaire de Peter Drury aura en tout cas eu le mérite de révéler que ce genre de création de fichiers n'est plus le fait de quelques établissements qui font du zèle. Le ministère de l'Education entend les généraliser et les rendre obligatoires dès la rentrée prochaine, en septembre, afin que soient partout consignées les remarques désobligeantes des élèves dès l'âge de cinq ans pour être transmises ensuite anonymement aux autorités locales, puis aux ministères compétents afin d'alimenter les campagnes contre les abus à l'école. L'affaire est déjà acquise pour les remarques racistes ou anti-handicapés et des consultations seraient en cours pour les remarques sexistes ou homophobes. Quoi qu'il en soit, la pratique est déjà installée dans de nombreuses écoles.Le Daily Mail rapporte ainsi le cas d'une petite fille de six ans qui avait du chocolat sur le visage. Deux autres petites filles, 11 ans, de son école de Tunbridge Wells, l'avaient moquée en la poursuivant : « Tu as du chocolat sur le visage » . La petite Sharona Gower avait lancé à l'une de ses poursuivantes, qui était noire : « Toi aussi. »Si, si, c'est de cela que l'on s'émeut dans les sphères officielles, outre-Manche !Inutile de dire que la presse populaire britannique s'étrangle de rire, ou d'indignation, au choix.
Les sondages sont des armes à double tranchant. L’Alliance pour les droits de la vie (ADV) vient d’en réaliser un avec l’IFOP, publié jeudi dans la Croix, dont on retiendra avec tristesse que 85 % des 1 006 femmes interrogées par internet, échantillon « représentatif » de la population féminine majeure, se disent « favorables » au « droit à l’interruption volontaire de grossesse ». C’est ce que retiendront les « pro-mort », c’est ce qu’ils balanceront à la tête de ceux qui osent émettre des réserves face à la loi barbare qui autorise le massacre des tout-petits. 7 % sont défavorables, 8 % « ne se prononcent pas ».Hélas, c’est aussi le fait qui « justifie » la frilosité d’une part des gens de bonne volonté qui se mobilisent contre l’avortement. Le sondage de l’ADV magnifie ainsi ce qui constitue la victoire la plus perverse, la plus sournoise, la plus efficace du lobby de la mort : la perte généralisée de la conscience de ce qu’est le « crime abominable » de l’avortement. Comment en serait-il autrement, quand l’éducation sexuelle, l’éducation civique, le matraquage médiatique, le discours médical dominant (et l’absence de formation chrétienne dans un pays ravagé par le manque de formation religieuse de ses générations « décatéchisées ») ne cessent de présenter l’avortement au « mieux » comme un mal nécessaire, au pire comme un droit.Mais le sondage de l’ADV est aussi parvenu à mettre au centre de l’actualité le fait que l’avortement est, toujours et malgré tout, perçu comme une souffrance et un mal. 61 % des femmes interrogées, confrontées à l’affirmation selon laquelle il y a en France un avortement pour quatre naissances, estiment qu’il y a « trop d’avortements » dans ce pays. Pas moins de 83 % estiment, peu ou prou, que « l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes ». Elles sont autant à penser que le livret officiel d’information remis aux femmes demandant l’« IVG » devrait donner « le détail des aides aux femmes enceintes et aux jeunes mères ». 67 % – c’est vraiment beaucoup dans le contexte actuel – sont favorables à ce que l’on fasse connaître à celles qui auraient de « lourdes difficultés personnelles pour élever leur enfant, la possibilité de le confier à l’adoption dès la naissance ». Et le discours officiel du « tout contraceptif » ne convainc pas tout le monde : comme cause de l’augmentation des avortements chez les mineures, les premières citées sont les « relations sexuelles trop précoces » et « la défaillance des parents concernant l’éducation affective et sexuelle ».Sur ce point, le sondage IFOP-ADV est d’ailleurs bien timoré : il ne cite pas comme réponse possible l’usurpation des droits des parents en la matière par l’anti-« éducation sexuelle » obligatoire dans les écoles.Les leçons de ce sondage sont certes qu’il faut aider les femmes à garder leur enfant, et qu’au fond elles le souhaitent. Mais il renvoie aussi les défenseurs de la vie à leur responsabilité urgente de faire connaître la vérité sur l’avortement. Appeler les choses par leur nom est aussi un moyen d’aider les femmes à surmonter la souffrance indicible que leur inflige leur « droit » d’avorter.Article extrait de Présent du samedi 6 mars 2010.© leblogdejeannesmits.
Le Pr Josef Seifert a communiqué à la journaliste Hillary White, de LifeSiteNews, le texte qu'il avait en vain proposé à Mgr Fisichella de signer et de faire signer par tous lors de l'assemblée annuelle de l'Académie pontificale pour la vie, en février. Ce texte ne comporte pas l'ombre d'une affirmation polémique et aurait mis fin aux ambiguïtés nées de la lettre de Fisichella à propos de la petite fille de Recife, restaurant une véritable harmonie de propos et de pensée au sein de l'APV.Mgr Fisichella n'a pas semble-t-il donné de raison à son refus d'accéder à la demande du Pr Seifert.Voici le texte complet, traduit en français par mes soins d'après le texte anglais publié par LifeSite.Communio et pax in veritateTexte proposé à l'assemblée générale de l'Académie pontificale pour la vie en vue d'être présenté au Saint-Père.Nous, le président et les membres de l'Académie pontificale pour la vie, exprimons unanimement notre adhésion entière et de tout cœur aux enseignements pérennes de l'Eglise catholique à propos du respect de la vie humaine et de l'avortement provoqué, y compris l'avortement thérapeutique, tels qu'ils ont été récemment expliqués dans la « Clarification de la Congrégation pour la doctrine de la Foi sur l'avortement provoqué » du 11 juillet 2009.Nous exprimons également notre profonde gratitude à Sa Sainteté le Pape Benoît XVI et à Son Eminence le cardinal Levada et à ses collaborateurs, pour le don de ces nouvelles clarifications des enseignements anciens et invariables de la Sainte Eglise, dont l'affirmation solennelle, d'une clarté lumineuse, par Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II, spécialement dans ses encycliques Evangelium Vitae et Veritatis Splendor, est vénérée par nous comme la Magna Carta de l'Académie pontificale pour la vie. Considérant que le Pape Jean-Paul II a solennellement invoqué l'autorité de saint Pierre sur cet enseignement, nous l'acceptons comme nous obligeant dans la foi.Dans le même temps, à la fin de notre assemblée générale sur la loi naturelle et la bioéthique, nous sommes arrivés à la conclusion que ladite clarification n'exprime pas seulement d'autorité l'enseignement de l'Eglise qui en tant que tel n'est considéré comme contraignant que par les catholiques, mais qu'elle exprime aussi magnifiquement la « loi naturelle » par rapport à la bioéthique dans toute sa pureté : une « loi morale éternelle » inscrite dans le cœur de chaque homme non assombri par l'aveuglement intellectuel et moral. En d'autres termes, nous tenons que chaque personne humaine, dans la mesure où elle ouvre son intelligence, en un Epheta spirituel, à la vérité, peut savoir ces choses, et qu'ainsi les enseignements moraux de l'Eglise expriment des vérités, des principes moraux, des biens moralement pertinents, des valeurs et des normes qui sont ouverts en principe à toute raison humaine et enracinés dans la nature et la dignité objectives de la vie humaine.Pour finir, nous voulons saisir l'occasion donné par cette Clarification pour renouveler le vœu solennel et le serment que nous avons faits en devenant membres cette Académie, de promouvoir le respect inconditionnel, sans compromission, sans ambiguïté de le vie humaine a toutes ses étapes depuis la conception jusqu'à la mort humaine effective, et d'adhérer à tous les enseignements de l'Eglise en ce domaine dont nous reconnaissons qu'il est d'une importance cruciale pour l'Eglise et pour toute l'humanité. Ainsi nous renouvelons notre vœu de travailler passionnément en vue de cette « culture de vie » que notre bien-aimé et vénérable fondateur le Pape Jean-Paul II a résumée en ces paroles audacieuses de saint Irénée, Père de l'Eglise :HOMO (TOTALITER) VIVENS EST GLORIA DEI ; et nous ne devons pas oublier la suite magnifique de ce texte : ET VITA HOMINIS VISIO DEI EST, la vie véritable que chacun de nous espère atteindre et vers laquelle nous voulons conduire notre prochain.© leblogdejeannesmits.
Aujourd'hui, au petit matin, des militantes et militants de SOS Tout-Petits (section isère) ont confectionné une banderole qu'ils ont déployée au-dessus d'un axe routier fréquenté, afin d'exprimer aux automobilistes leur mobilisation pour ce 8 mars. Le message porté par notre...
C'est ce que rapporte la presse néerlandaise, rendant compte du fait que l'abbé Cor Mennens a distribué la communion normalement dans sa paroisse d'Oss ce dimanche, menacée d'une mobilisation homosexuelle.Pas si vite !, a répondu le prêtre qui n'a rien retiré de ses dures paroles contre l'évêque de Bois-le-Duc (voir les précédents messages sur le sujet). Au bout du compte, seules quelques personnes arboraient ce matin le « triangle blanc » de solidarité avec les « exclus » de l'Eglise (comme ils disent) et la manifestation attendue n'a pas eu lieu.L'abbé Mennens a souligné qu'il n'y avait pas eu de remue-ménage et qu'il n'avait pas à refuser la communion à ceux qui ne sont pas publiquement connus comme vivant dans le péché grave, cas qui ne s'est pas présenté aujourd'hui. Pendant son homélie, il avait prêché à propos de l'obstination dans le péché, rappelant que les homosexuels sont (comme tout un chacun) appelés à vivre chastement selon leur état. « L'Eglise sait que cela est difficile, c'est pourquoi elle est toujours prête à laver le pécheur par le sacrement de la pénitence », a-t-il rappelé.© leblogdejeannesmits.
L'adoption express de la loi d'avortement en Espagne n'a pas démobilisé les défenseurs de la vie, bien au contraire : ils étaient 600.000 aujourd'hui à défiler dans la capitale, des milliers et des milliers dans les vies de province. Quatre slogans majeurs ont résonné au cours de tous ces défilés : « NON à l'avortement », « le droit de vivre existe », « Femme enceinte, tu n'es pas seule », et surtout : « Nous n'arrêterons pas tant que la loi d'avortement ne sera pas abrogée et que l'on ne protégera pas le droit à la vie ! »D'après le site HazteOir, qui coordonne toutes ces initiatives et en rend compte au jour le jour (voir ici les comptes-rendus et les multiples photos), la manifestation de Saragosse a réuni des milliers de personnes, avec la présence remarquée de très nombreux personnels sanitaires et d'infirmières surtout, ainsi que d'une association d'aide aux futures mères très active. A Saragosse, des parents ont spécifiquement manifesté pour leur droit d'assurer l'éducation affective et sexuelle de leurs enfants, dont la loi d'avortement les prive en imposant une information sans repères moraux.A Salamanque, la magnifique Plaza Mayor était pleine de militants pour la vie.A Séville, la Plaza Nueva était pleine à craquer et on évoquait, pour cette ville de province de taille moyenne, un chiffre de participation de 12.000 personnes. Toutes les confréries de Semaine Sainte étaient au rendez-vous, ainsi que la fédération des parents catholiques de la ville.A Valence, 5.000 manifestants ont répondu présent, à Tenerife, aux Canaries, des centaines de familles ont manifesté leur « oui » à la vie. A Barcelone, des milliers de familles ont écouté le porte-parole des Professionnels pour l'éthique en Catalogne promettre qu'elles redescendraient dans la rue tant que les attaques contre l'enfant à naître et l'absence de protection pour les femmes enceintes resteront à l'ordre du jour.Dans la ville de Santander, ils étaient 3.000, surtout des jeunes, à occuper la principale place de la ville...A Soria, ils étaient 1.500. A Burgos, 5.000. A Valladolid, 2.000. A Bilbao, 3.000. Et dans la petite et altière Avila, ville de sainte Thérèse, ils étaient 500.Tous ces chiffres sont ceux rapportés par les journaux...La liste est loin de s'arrêter là et de bien des villes viennent des messages : « Parlez de nous, nous étions des centaines ou des milliers nous aussi...« Cette loi est le plus grand attentat commis contre la femme dans toute l'histoire de l'Espagne », a dit Gador Joya de « Derecho a vivir » (Droit de vivre) à Madrid.« Nous ne sommes pas seuls, ensemble nous obtiendrons l'abolition de l'avortement », a lancé pour sa part Ignacio Arsuaga, porte-parole de HazteOir, après avoir lu un message de soutien du Congrès mondial des familles.« Ils ont légalisé la peine de mort pour les enfants à naître... »« Le gouvernement est hypocrite quand il condamne le terrorisme... »Il y eut aussi des évêques ; à Zamora, à Pampelune, selon les informations actuelles.L'évêque d'Alcala de Henares, président de la sous-commission épiscopale « famille et vie », a pour sa part appelé les Espagnols à aider les femmes à accueillir la vie mais aussi à rester mobilisés et à bien mettre en réseau leurs actions pour mener ce combat « qui sera long ». A propos du roi Juan Carlos il a signalé que vu la gravité du sujet, celui-ci ne pouvait s'abriter derrière la constitution pour justifier sa signature promulguant la loi de mort, « une coopération matérielle avec le mal ».© leblogdejeannesmits.
Ils ont organisé un "die in" devant l'ambassade d'Espagne à Paris.
Un lecteur du Salon Beige témoigne : Malgré un temps couvert et menaçant aujourd'hui à Madrid, plus de 600 000 personnes (selon les organisateurs) ont répondu présent à l'appel lancé par plus de 270 organisations pour manifester contre la loi...
Le nonce apostolique en Espagne, Mgr Renzo Fratini, a dit son entier soutien à la journée de mobilisation pour la vie en Espagne, quelques jours après la promulgation de la loi d'avortement par Juan Carlos. Il assistait ce samedi à un Symposium de théologie du sacerdoce à Burgos. Sans accorder d'interview à la presse qui le sollicitait, il a accepté de parler quelques instants avec les journalistes. Il a précisé qu'il ne participerait pas directement à ces manifestations mais il a approuvé l'initiative de différentes organisations contre la loi sur la santé sexuelle et reproductive qui fait de l'avortement un droit en Espagne.« L'ambassadeur du Vatican a affirmé qu'il avait eu l'occasion de parler avec le président de la plateforme ultraconservatrice HazteOir, Ignacio Arsuaga, l'une des initiatrices de l'organisation, et il a assuré qu'il est important que les laïcs prennent la parole », raconte le Diario de Burgos avec plus qu'une pointe de mépris pour ce groupe remarquablement actif.© leblogdejeannesmits.
Il s'appelle Cor Mennen, il est curé de la paroisse brabançonne d'Oss et professeur de droit canonique au séminaire de son diocèse. Et il n'a pas supporté, mais alors pas du tout, qu'après avoir donné raison à son confrère Luc Buyens dans l'affaire du refus de la communion au « Prince Carnaval » de Reusel, l'évêque de 's Hertogenbosch (Bois-le-Duc) se soit dégonflé en laissant des responsables de son diocèse publier des communiqués lénifiants. Sur son blog, l'abbé Mennen évoque la droiture « inattendue » dont on d'abord fait preuve Mgr Hurkmans et son vicaire général, pour regretter qu'ils se soient finalement « courbés devant la violence homo ».« Une déclaration qui constitue une demi-vérité et donc un mensonge total, fait crier à tous les médias : l'évêché a tourné sa veste. Le chef des homos, Henk Krol, se réjouit du mea culpa du conseil de gestion de la cathédrale Saint-Jean. (...) C'est le monde complètement à l'envers. (...) Beaucoup de prêtres qui se sont compromis dans cette affaire sont désormais isolés. Hier soir encore un prêtre m'appelait pour me demander ce qu'il faisait à rester dans ce diocèse : à Den Bosch, on préfère gagner les homos que les catholiques ! (...) Il est grand temps que la conférence épiscopale publie un grand texte sur le péché, sur la nécessité pour chaque catholique de former sa conscience, et de faire la relation de cela avec la communion. Vain espoir... Les évêques se préoccupent davantage du chiffre et de la tranquillité que de l'annonce d'une vérité inconfortable. Mais à s'abstenir de cela, on en arrive fatalement un jour au constat que presque plus personne n'est catholique même si, à l'occasion, ils prennent le banc de communion d'assaut. »L'abbé Cor Mennen a envoyé un courriel à l'évêché de Den Bosch le 3 mars pour exiger une rectification de la « demi-vérité » publiée à propos des homosexuels et de la communion, rappelant que si la conscience individuelle, éclairée par l'Eglise, n'est appréciée par le prêtre que dans le sacrement de pénitence, en revanche celui-ci est canoniquement obligé de refuser la communion à ceux qui vivent publiquement dans le péché afin d'éviter le scandale, c'est-à-dire « inciter d'autres personnes à penser que ce que fait cette personne-là n'est pas si grave ». C'est le cas, souligne le courriel, « d'un Prince Carnaval qui ne fait aucun secret de sa cohabitation publique avec un homme », mais tout autant « d'un directeur de chorale dont toute la paroisse sait qu'il vit avec une femme sans être marié ».« L'agitation actuelle est pour une grande part la conséquence du fait que la plupart des prêtres et des évêques ne prêchent plus [sur le devoir de former la conscience]. Et qu'à ne pas appliquer [le refus de la communion aux pécheurs publics] le scandale s'est étendu, je veux dire que tout le monde trouve le péché normal. C'est à propos de ce genre de situation que Jésus dit qu'il vaudrait mieux être jeté au fond de la mer avec une meule autour du cou...« L'Eglise se doit de dire que les homosexuels pratiquants n'ont pas le droit, en conscience, si celle-ci a été formée selon la morale catholique, d'aller communier. Et que les personnes publiquement connues de tous comme homosexuels pratiquants, ou ceux qui l'affichent, doivent se voir refuser [la communion] par tout prêtre catholique.« Tout le reste est mensonge pastoral. »Une pétition de soutien au P. Buyens est en ligne ici, on peut aussi m'envoyer un (court) mail à jeanne point smits à present point fr que je me ferai un plaisir de relayer en néerlandais auprès de ce prêtre comme auprès du P. Mennens.Car comme de bien entendu, celui-ci est déjà menacé d'une mobilisation gay lors de sa messe dominicale à Oss ce dimanche à 10 heures. Cette fois-ci on distribuera des triangles blancs, car le combat est désormais celui de « tous ceux qui sont exclus de l'Eglise » et plus seulement des homos. Et plusieurs personnes ont déjà porté plainte contre le curé par des personnes qui se sont senties « blessées » ou « discriminées » par ses paroles.Photo : Blog du P. Mennen : « Autoportrait. »© leblogdejeannesmits.
Un 7e membre de l'Académie pontificale pour la vie (APV) vient de rompre le silence à propos de l'assemblée annuelle de l'institution où Mgr Rino Fisichella avait refusé, en février, de lever l'ambiguïté née de la lettre qu'il avait publiée dans L'Osservatore Romano à propos de la petite fille de Recife soumise à l'avortement de ses jumeaux. Le Pr Josef Seifert avait été en première ligne au printemps dernier lorsque l'affaire avait éclaté et à vrai dire j'avais trouvé étrange l'absence de son nom au bas de la déclaration par laquelle Mgr Schooyans, Christine de Marcellus Vollmer et trois autres académiciens avaient exprimé leur défiance à l'égard de Rino Fisichella comme président de l'APV.Sollicité par LifeSiteNews, le Pr Josef Seiferta répondu par écrit pour dire son entier soutien aux cinq signataires (après celui de Judie Brown, voir ici). « Il est à craindre que Mgr Fisichella demeure véritablement, de manière ferme et irrévocable, sur les positions exprimées dans son article, ne regrettant même pas en privé » les « conséquences immensément dommageables » de la justification implicite de l'avortement qu'il contenait.Josef Seifert raconte que lors de l'assemblée de l'APV à Rome en février, cherchant à obtenir une solution à la crise « dans la paix et dans la vérité », il avait préparé un document réaffirmant l'enseignement de l'Eglise dont il voulait solliciter la signature par Mgr Fisichella et par tous les autres membres de l'Académie.« Je l'ai montré à Mgr Fisichella avec l'intention que nous puissions le distribuer ensemble. Il a refusé. »Le Pr Josef Seifert, fondateur et recteur de l'Académie internationale de philosophie du Liechtenstein, enseigne au Vatican et dans diverses universités du monde, spécialiste des questions du respect de la vie, réclame lui aussi la démission de Mgr Fisichella.On pourra se reporter à l'interview qu'il m'avait donnée pour Présent que j'ai republiée ici sur ce blog.Ci-dessous, ma traduction d'extraits de sa longue déclaration écrite à LifeSite, avec quelques résumés par mes soins (en italique).Le Pr Seifert estimant que tout avait été dit par les cinq signataires de la déclaration, pensant aussi que la Clarification de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en juillet avait mis fin à l'affaire qui est désormais entre les mains du Saint-Père, s'était abstenu de réagir publiquement. Il jugeait que lui, en tant que laïc, n'avait pas à intervenir publiquement.« Mais après beaucoup de réflexion et de prière, me rappelant le rôle décisif exercé par la critique du laïcat de l'arianisme professé par la majorité des évêques catholiques pendant l'une des plus grandes crises de l'Eglise, en vue de prévenir la fatale hérésie arienne, et le rôle crucial joué par la critique – y compris du pape – exprimée par la jeune Catherine de Sienne pour la réforme de l'Eglise de son temps, il m'a semblé juste et nécessaire de ne pas rester silencieux, y compris à l'égard des médias, à propos d'une affaire doctrinale de très grande importance, affaire qui met en péril la vie de bien des enfants à naître, et aussi des âmes et qui a donc de très importantes retombées pratiques, éthiques et spirituelles. En outre, puisque les médias a été gravement désinformée à propos de la réunion de notre assemblée, j'ai pensé que le temps du silence était révolu. »Le Pr Seifert rappelle alors qu'il s'était estimé obligé l'an dernier de se désolidariser publiquement de l'article publié par Mgr Rino Fisichella qui équivalait à la « justification par un évêque de l'avortement lors de certaines circonstances tragiques, abandonnant ainsi son troupeau et le nourrissant d'erreurs pernicieuses plutôt que de la vérité ». Il réagit désormais notamment à la fausse affirmation d'harmonie au sein de l'APV par Mgr Fisichella.« Alors qu'il n'est certainement pas faux que l'article de Mgr Fisichella a été abusivement utilisé et manipulé afin d'en tirer la conclusion que l'enseignement de l'Eglise sur tout avortement provoqué, et compris l'avortement thérapeutique, a changé, il demeure aussi totalement évident que les fausses affirmations clairement rejetées par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sont de fait présentes dans l'article de l'archevêque dans L'Osservatore Romano, et pas seulement dans les interprétations erronées et les manipulations de ses paroles, ainsi que Mgr Fisichella l'interprète, donnant l'impression que la Clarifiaction confirmait de nouveau et justifiait son article et son refus persistant de reprendre ne serait-ce qu'une seule de ses affirmations. »Le Pr Seifert détaille en suite les quatre affirmations de l'article de Fisichella : • il suggère que l'avortement n'est pas forcément un mal et qu'il peut s'agir un acte de miséricorde pour sauver la vie, • il dit que dans le cas de Recife, les médecins n'encouraient (ne « méritaient ») pas l'excommunication automatique attachée à l'acte d'avortement, • il affirme que l'excommunication est n'est pas un acte de miséricorde alors qu'il a pour but le salut éternel de la personnel, et • il affirme que dans des circonstances dramatiques comme celui de la petite fille de Recife (qui n'était pas en danger de mort, rappelle-t-il) les médecins sont seuls avec leur conscience plutôt que d'être guidés par la vérité.Ces quatre points méritent d'être traduits in extenso et j'espère pouvoir le faire dans les jours à venir.Le Pr Seifert souligne combien les Clarifications de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi exposent excellemment l'enseignement de l'Eglise à ce propos, ajoutant que Fisichella n'a jamais rétracté ce qu'il avait écrit de contraire mais qu'il avait au contraire en quelque sorte tiré ces Clarifications à lui pour donner l'impression qu'elles justifiaient ce qu'il avait écrit. D'où la proposition de la part de Josef Seifert d'obtenir une Communio et Pax in Veritate à travers la signature commune d'une réaffirmation des vérités défendues par l'APV : il explique qu'il n'aurait jamais évoqué cette proposition ni le refus de Fisichella si celui-ci n'avait injustement attaqué ceux qui l'avaient conteste, et s'il n'avait pas présenté comme une « harmonie » au sein de l'APV le respectueux silence de ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui et qui restaient dans l'attente d'une décision pontificale.« Il se peut bien que Mgr Fisichella ait refusé la distribution et la signature du texte que je lui ai soumis pour diverses raisons légitimés (quoiqu'erronées à mon avis). Mais après la série d'événements décrits par les cinq signataires de la réponse précédente à vos demandes et la manière constante dont il a évité d'affirmer son rejet des graves erreurs qu'aussi bien des pro-vie que des pro-avortement ont vues dans son article, il est à craindre que Mgr Fisichella ne demeure véritablement, de manière ferme et irrévocable, sur les positions exprimées dans son article, ne regrettant même pas en privé, au sein de l'APV, et encore moins publiquement, les conséquences immensément dommageables et les interprétations de ses paroles qui peuvent être comprises comme justifiant l'avortement dans les cas où un grand dommage pourrait résulter d'une naissance.« Puisqu'il est presque impossible d'éviter d'en tirer cette conclusion, je suis en plein accord avec les auteurs de la lettre que vous avez reçue de la part de cinq membres distingués de l'APV, parmi lesquels l'auteur des analyses théologiques les plus approfondies de l'article de Mgr Fisichella, Mgr Michel Schooyans, et à mon avis, nonobstant le fait qu'une telle décision relève de la seule autorité du pape, Mgr Fisichella est absolument inapte à être président de l'APV.« Cependant, si les auteurs de la lettre indiquent qu'ils espèrent ou s'attendent à ce que le Saint-Père lui donne une tâche plus conforme à ses aptitudes, je me sens obligé d'ajouter une remarque très ouverte : même si Mgr Fisichella est un esprit brillant, qu'il bénéficie d'une superbe éducation dans bien des domaines, qu'il possède un talent linguistique qui lui permet de s'exprimer dans toutes les langues de l'APV, et bien d'autres forces qui montrent une extraordinaire préparation à des tâches plus hautes, j'ai tendance à penser que sa déclaration directement contraire à l'enseignement limpide de deux Encycliques et contre la déclaration dogmatique d'Evangelium Vitae selon laquelle n'importe quel type d'avortement, dans tous les cas, est gravement mauvais, rendrait impossible sa nomination en tant qu'évêque d'un diocèse, et encore moins d'un diocèse attaché au chapeau et au rang de cardinal. Bien que je ne sois évidemment point pape et même pas Monseigneur, mais un misero laico, un minable laïc, comme mon cher ami le cardinal Caffara m'appelait plaisantant à demi, j'estime néanmoins de mon devoir de rappeler aux plus hautes autorités de l'Eglise, que ce n'est pas la politique, ni l'efficacité pour mettre en œuvre des changements législatifs désirés par l'Eglise ou pour empêcher ceux dont elle ne veut pas, ni les talents et dons intellectuels les plus élevés, mais seul l'engagement inébranlable et courageux au service de l'intégralité de l'enseignement de l'Eglise qui peut qualifier une personne pour les positions d'influence et de responsabilité du troupeau pour lequel le Christ a déposé sa vie, et aucun respect humain, aucune attache cléricale, aucune habitude cléricale mais seule la vérité doit conduire l'Eglise à nommer un homme à une chaire d'évêque pour devenir successeur des Apôtres et plus haut représentant du Magistère après le Pape et les Conciles de l'Eglise. J'ajouterais : si j'étais évêque et avais devant moi le plus brillant et le plus savant des séminaristes au monde, qui me demanderait de l'ordonner prêtre en ayant exprimé de telles opinions sur l'avortement, je ne l'ordonnerais jamais prêtre et si je devais tout de même le faire, craindrais pour mon salut éternel.« Il est inutile de dire que ce n'est ni la rancune ni le ressentiment qui ont conduit six d'entre nous à écrire ce que nous avons écrit avec un cœur qui saigne, ce n'est pas non plus un intérêt fanatique pour les batailles et les guerres intestines, mais seulement un engagement inconditionnel pour la vérité que nous avons juré de défendre. Et j'espère encore que Mgr Fisichella, pour qui je prie tous les jours en le nommant, en viendra à le comprendre et qu'il entera dans une communion et une paix fondées sur la vérité. »Dans un prochain message, je publierai la traduction du texte que Mgr Fisichella n'a pas voulu signer ni proposer à la signature des membres de l'APV.© leblogdejeannesmits.
Un 7e membre de l'Académie pontificale pour la vie (APV) vient de rompre le silence à propos de l'assemblée annuelle de l'institution où Mgr Rino Fisichella avait refusé, en février, de lever l'ambiguïté née de la lettre qu'il avait publiée dans L'Osservatore Romano à propos de la petite fille de Recife soumise à l'avortement de ses jumeaux. Le Pr Josef Seifert avait été en première ligne au printemps dernier lorsque l'affaire avait éclaté et à vrai dire j'avais trouvé étrange l'absence de son nom au bas de la déclaration par laquelle Mgr Schooyans, Christine de Marcellus Vollmer et trois autres académiciens avaient exprimé leur défiance à l'égard de Rino Fisichella comme président de l'APV.Sollicité par LifeSiteNews, le Pr Josef Seiferta répondu par écrit pour dire son entier soutien aux cinq signataires (après celui de Judie Brown, voir ici). « Il est à craindre que Mgr Fisichella demeure véritablement, de manière ferme et irrévocable, sur les positions exprimées dans son article, ne regrettant même pas en privé » les « conséquences immensément dommageables » de la justification implicite de l'avortement qu'il contenait.Josef Seifert raconte que lors de l'assemblée de l'APV à Rome en février, cherchant à obtenir une solution à la crise « dans la paix et dans la vérité », il avait préparé un document réaffirmant l'enseignement de l'Eglise dont il voulait solliciter la signature par Mgr Fisichella et par tous les autres membres de l'Académie.« Je l'ai montré à Mgr Fisichella avec l'intention que nous puissions le distribuer ensemble. Il a refusé. »Le Pr Josef Seifert, fondateur et recteur de l'Académie internationale de philosophie du Liechtenstein, enseigne au Vatican et dans diverses universités du monde, spécialiste des questions du respect de la vie, réclame lui aussi la démission de Mgr Fisichella.On pourra se reporter à l'interview qu'il m'avait donnée pour Présent que j'ai republiée ici sur ce blog.Ci-dessous, ma traduction d'extraits de sa longue déclaration écrite à LifeSite, avec quelques résumés par mes soins (en italique).Le Pr Seifert estimant que tout avait été dit par les cinq signataires de la déclaration, pensant aussi que la Clarification de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en juillet avait mis fin à l'affaire qui est désormais entre les mains du Saint-Père, s'était abstenu de réagir publiquement. Il jugeait que lui, en tant que laïc, n'avait pas à intervenir publiquement.« Mais après beaucoup de réflexion et de prière, me rappelant le rôle décisif exercé par la critique du laïcat de l'arianisme professé par la majorité des évêques catholiques pendant l'une des plus grandes crises de l'Eglise, en vue de prévenir la fatale hérésie arienne, et le rôle crucial joué par la critique – y compris du pape – exprimée par la jeune Catherine de Sienne pour la réforme de l'Eglise de son temps, il m'a semblé juste et nécessaire de ne pas rester silencieux, y compris à l'égard des médias, à propos d'une affaire doctrinale de très grande importance, affaire qui met en péril la vie de bien des enfants à naître, et aussi des âmes et qui a donc de très importantes retombées pratiques, éthiques et spirituelles. En outre, puisque les médias a été gravement désinformée à propos de la réunion de notre assemblée, j'ai pensé que le temps du silence était révolu. »Le Pr Seifert rappelle alors qu'il s'était estimé obligé l'an dernier de se désolidariser publiquement de l'article publié par Mgr Rino Fisichella qui équivalait à la « justification par un évêque de l'avortement lors de certaines circonstances tragiques, abandonnant ainsi son troupeau et le nourrissant d'erreurs pernicieuses plutôt que de la vérité ». Il réagit désormais notamment à la fausse affirmation d'harmonie au sein de l'APV par Mgr Fisichella.« Alors qu'il n'est certainement pas faux que l'article de Mgr Fisichella a été abusivement utilisé et manipulé afin d'en tirer la conclusion que l'enseignement de l'Eglise sur tout avortement provoqué, et compris l'avortement thérapeutique, a changé, il demeure aussi totalement évident que les fausses affirmations clairement rejetées par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sont de fait présentes dans l'article de l'archevêque dans L'Osservatore Romano, et pas seulement dans les interprétations erronées et les manipulations de ses paroles, ainsi que Mgr Fisichella l'interprète, donnant l'impression que la Clarifiaction confirmait de nouveau et justifiait son article et son refus persistant de reprendre ne serait-ce qu'une seule de ses affirmations. »Le Pr Seifert détaille en suite les quatre affirmations de l'article de Fisichella : • il suggère que l'avortement n'est pas forcément un mal et qu'il peut s'agir un acte de miséricorde pour sauver la vie, • il dit que dans le cas de Recife, les médecins n'encouraient (ne « méritaient ») pas l'excommunication automatique attachée à l'acte d'avortement, • il affirme que l'excommunication est n'est pas un acte de miséricorde alors qu'il a pour but le salut éternel de la personnel, et • il affirme que dans des circonstances dramatiques comme celui de la petite fille de Recife (qui n'était pas en danger de mort, rappelle-t-il) les médecins sont seuls avec leur conscience plutôt que d'être guidés par la vérité.Ces quatre points méritent d'être traduits in extenso et j'espère pouvoir le faire dans les jours à venir.Le Pr Seifert souligne combien les Clarifications de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi exposent excellemment l'enseignement de l'Eglise à ce propos, ajoutant que Fisichella n'a jamais rétracté ce qu'il avait écrit de contraire mais qu'il avait au contraire en quelque sorte tiré ces Clarifications à lui pour donner l'impression qu'elles justifiaient ce qu'il avait écrit. D'où la proposition de la part de Josef Seifert d'obtenir une Communio et Pax in Veritate à travers la signature commune d'une réaffirmation des vérités défendues par l'APV : il explique qu'il n'aurait jamais évoqué cette proposition ni le refus de Fisichella si celui-ci n'avait injustement attaqué ceux qui l'avaient conteste, et s'il n'avait pas présenté comme une « harmonie » au sein de l'APV le respectueux silence de ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui et qui restaient dans l'attente d'une décision pontificale.« Il se peut bien que Mgr Fisichella ait refusé la distribution et la signature du texte que je lui ai soumis pour diverses raisons légitimés (quoiqu'erronées à mon avis). Mais après la série d'événements décrits par les cinq signataires de la réponse précédente à vos demandes et la manière constante dont il a évité d'affirmer son rejet des graves erreurs qu'aussi bien des pro-vie que des pro-avortement ont vues dans son article, il est à craindre que Mgr Fisichella ne demeure véritablement, de manière ferme et irrévocable, sur les positions exprimées dans son article, ne regrettant même pas en privé, au sein de l'APV, et encore moins publiquement, les conséquences immensément dommageables et les interprétations de ses paroles qui peuvent être comprises comme justifiant l'avortement dans les cas où un grand dommage pourrait résulter d'une naissance.« Puisqu'il est presque impossible d'éviter d'en tirer cette conclusion, je suis en plein accord avec les auteurs de la lettre que vous avez reçue de la part de cinq membres distingués de l'APV, parmi lesquels l'auteur des analyses théologiques les plus approfondies de l'article de Mgr Fisichella, Mgr Michel Schooyans, et à mon avis, nonobstant le fait qu'une telle décision relève de la seule autorité du pape, Mgr Fisichella est absolument inapte à être président de l'APV.« Cependant, si les auteurs de la lettre indiquent qu'ils espèrent ou s'attendent à ce que le Saint-Père lui donne une tâche plus conforme à ses aptitudes, je me sens obligé d'ajouter une remarque très ouverte : même si Mgr Fisichella est un esprit brillant, qu'il bénéficie d'une superbe éducation dans bien des domaines, qu'il possède un talent linguistique qui lui permet de s'exprimer dans toutes les langues de l'APV, et bien d'autres forces qui montrent une extraordinaire préparation à des tâches plus hautes, j'ai tendance à penser que sa déclaration directement contraire à l'enseignement limpide de deux Encycliques et contre la déclaration dogmatique d'Evangelium Vitae selon laquelle n'importe quel type d'avortement, dans tous les cas, est gravement mauvais, rendrait impossible sa nomination en tant qu'évêque d'un diocèse, et encore moins d'un diocèse attaché au chapeau et au rang de cardinal. Bien que je ne sois évidemment point pape et même pas Monseigneur, mais un misero laico, un minable laïc, comme mon cher ami le cardinal Caffara m'appelait plaisantant à demi, j'estime néanmoins de mon devoir de rappeler aux plus hautes autorités de l'Eglise, que ce n'est pas la politique, ni l'efficacité pour mettre en œuvre des changements législatifs désirés par l'Eglise ou pour empêcher ceux dont elle ne veut pas, ni les talents et dons intellectuels les plus élevés, mais seul l'engagement inébranlable et courageux au service de l'intégralité de l'enseignement de l'Eglise qui peut qualifier une personne pour les positions d'influence et de responsabilité du troupeau pour lequel le Christ a déposé sa vie, et aucun respect humain, aucune attache cléricale, aucune habitude cléricale mais seule la vérité doit conduire l'Eglise à nommer un homme à une chaire d'évêque pour devenir successeur des Apôtres et plus haut représentant du Magistère après le Pape et les Conciles de l'Eglise. J'ajouterais : si j'étais évêque et avais devant moi le plus brillant et le plus savant des séminaristes au monde, qui me demanderait de l'ordonner prêtre en ayant exprimé de telles opinions sur l'avortement, je ne l'ordonnerais jamais prêtre et si je devais tout de même le faire, craindrais pour mon salut éternel.« Il est inutile de dire que ce n'est ni la rancune ni le ressentiment qui ont conduit six d'entre nous à écrire ce que nous avons écrit avec un cœur qui saigne, ce n'est pas non plus un intérêt fanatique pour les batailles et les guerres intestines, mais seulement un engagement inconditionnel pour la vérité que nous avons juré de défendre. Et j'espère encore que Mgr Fisichella, pour qui je prie tous les jours en le nommant, en viendra à le comprendre et qu'il entera dans une communion et une paix fondées sur la vérité. »Dans un prochain message, je publierai la traduction du texte que Mgr Fisichella n'a pas voulu signer ni proposer à la signature des membres de l'APV.© leblogdejeannesmits.
L'organisation pro-vie Human Life International avait lancé un défi au roi d'Espagne pour qu'il prenne le parti de la vie, dans un communiqué publié lundi, deux jours avant que Juan Carlos ne promulgue la loi d'avortement (voir post précédent).Le P. Thomas Euteneuer, président de HLI, y demandait si Juan Carlos de Bourbon allait abdiquer son rôle de chef moral de la nation en signant l'arrêt de mort de millions de bébés espagnols qui vont mourir par avortement. Il rappelait que Juan Carlos s'est déjà rendu complice de la première loi d'avortement espagnole ainsi que de la loi qui institua le mariage homosexuel en 2005.Selon HLI, le fait que les pouvoirs constitutionnels du roi soient maigres ne le dispense pas des « droits et devoirs inhérents à la personnalité humaine, ni ceux qui sont inhérents à l'identité catholique », identité que Juan Carlos revendique ouvertement.« Tous les rois catholiques d'Espagne, spécialement Ferdinand et Isabelle, auraient été horrifiés à l'idée de signer une loi aussi meurtrière et auraient très sévèrement jugé un roi qui abdique ainsi de sa responsabilité morale à l'égard de son peuple. »Le P. Euteneuer appelait la Conférence épiscopale à déclarer officiellement que Juan Carlos encourait l'excommunication dès lors qu'il aurait signé un texte autorisant la mise à mort d'encore davantage d'innocents espagnols. »© leblogdejeannesmits.
Juan Carlos Ier, roi d'Espagne, a apposé sa signature au document constatant le vote par lequel a été adoptée la loi de « santé sexuelle et reproductive et d'interruption volontaire de la grossesse ». Elle a été publiée au Bulletin officiel de l'Etat et entrera en vigueur le 5 juillet prochain, quatre mois après le lendemain de sa publication. Elle donne aux femmes le plein droit de mettre fin à leur grossesse pendant les 14 premières semaines de gestation, « sans interférence de tierces personnes », tandis que l'avortement sera légal jusqu'à la 22e semaine en cas de danger pour la mère ou malformation fœtale. Si la maladie ou l'anomalie est « incompatible avec la vie », l'avortement sera possible à n'importe quel moment de la grossesse.Le roi a donc signé. Il a signé parce que, dit-on, la Constitution espagnole ne lui permet pas de faire autrement. L'épiscopat espagnol, si exemplaire dans sa lutte contre cette loi de mort, n'avait d'ailleurs pas osé s'en prendre au symbole de la monarchie, si bien que le porte-parole de la Conférence des évêques avait assuré qu'il n'y avait pas de commune mesure entre ceux qui avaient voté la loi, qui encourent l'excommunication, et le roi s'il devait la signer.On pouvait en déduire que la signature du roi au bas des lois espagnoles n'est rien, et qu'il est un pantin.Monarque de figuration, roi sans pouvoir qui a pourtant pris sur lui de signer la Constitution qui le privait de l'autorité que Franco lui avait léguée pour maintenir l'Espagne une, grande et libre, Juan Carlos a cette fois-ci préféré son rôle d'automate.Pourtant, les mots qu'il a accepté de prendre à son compte sont effroyables.« Juan Carlos 1, Roi d'Espagne, à tous ceux qui verraient et entendraient ceci. Sachez : que les Cortes Generales ont approuvé, et que je viens moi, sanctionner la suivante loi organique... » Suit la loi.Peut-il s'abriter derrière le fait qu'il se borne à « sanctionner » une décision prise ?J'aurais du mal, moi, à estimer ma responsabilité dégagée si je concluais ainsi un texte qui va envoyer des milliers de tout petits Espagnols à la mort :« La Loi entrera en vigueur dans le délai de quatre mois à partir du jour suivant sa publication dans le “Bulletin Officiel de l'Etat.Pour autant :J'ordonne à tous les Espagnols, personnes privées ou détenant l'autorité, de garder et de faire garder (on pourrait traduire : respecter et faire respecter) cette loi organique.Madrid, le 3 mars 2010. »Peut-être, au fond, le roi d'Espagne est-il d'accord. Bien des Espagnols ont pourtant cru pouvoir lui faire confiance, ou du moins l'ébranler dans cette affaire si grave.© leblogdejeannesmits.
Des médecins du centre médical Erasme (Erasmus Medisch Centrum) viennent de proposer une révolution dans le domaine de la récupération d'organes : prélever un, ou même deux reins avant même le constat du décès. Cela permettra, assurent-ils, de disposer de davantage de reins, qui seront en outre en meilleur état, tout en respectant plus exactement la volonté du donneur d'organes qui peut ensuite mourir en toute tranquillité. Seule condition : que le donneur ait manifesté son accord pour ce type de procédure.L'idée a été lancée aujourd'hui dans un journal médical néerlandais par un spécialiste d'éthique médicale, Erwin Kompanje, et par un médecin-chercheur, Yorick de Groot, qui travaillent tous deux aux soins intensifs pour adultes du Erasmus MC. Ils suggèrent de prélever le ou les reins dès la décision de mettre fin aux soins jugés « futiles », alors que le patient vit encore, puisqu'à partir de ce moment-là on constate « la plupart du temps » que la mort survient au bout de quelques heures. La procédure permettrait de se passer de la période « hands-off » (« pas-touche ! ») de cinq minutes actuellement observée après l'arrêt du cœur et de la respiration, et de ne pas enlever le corps de l'être cher aux proches immédiatement après la mort pour opérer les prélèvements, pour la bonne raison qu'ils seraient déjà faits.Ainsi pourrait-on pallier la pénurie née de la diminution du nombre d'accidents mortels et à la multiplication des refus de prélèvement de la part des familles des donneurs.Les deux chercheurs ne récusent pas la règle du « donneur mort » – qui déjà est très disputée vue la définition de plus en plus fluctuante de la mort puisque bien des organes vitaux ne présentent un intérêt que s'ils sont encore irrigués – mais posent ouvertement des questions :« Cette règle est de nature à rassurer la société quant au fait qu'on ne prélèvera pas d'organes avant que le patient ne soit vraiment mort. Et quant au fait que le prélèvement ne provoquera pas la mort. Pourtant cette “règle” a été contestée ces derniers temps. Il est des scientifiques qui posent que la “mort cérébrale en tant que mort” n'est plus défendable, et qu'au lieu de mort cérébrale il faudrait parler de brain failure, la défaillance cérébrale irréversible. »Parmi les objections possibles, les deux chercheurs évoquent la souffrance supplémentaire que pourrait causer le prélèvement d'organes ainsi que l'agonie prolongée qui serait associée au prélèvement de deux reins qu'ils envisagent de manière moins ouverte, mais cela serait à mettre en balance avec les « avantages non négligeables ».© leblogdejeannesmits.