C’est l’évêque de Marquette (Michigan), Mgr Alexander K. Sample, qui l’a annoncé mercredi dernier lors d’une conférence de presse : le premier évêque de ce diocèse (dont le premier nom était Sault Sainte Marie), le serviteur de Dieu Frederic Baraga (1797-1868), pourrait être à l’origine d’un miracle de guérison susceptible de faire avancer son procès en canonisation ouvert en 1952. Une personne résidant dans la péninsule supérieure du Michigan 1, avait été diagnostiquée atteinte d’une tumeur au poumon (révélée grâce à une tomographie aux rayons X par scanner puis des ultrasons) et elle se plaignait de violentes douleurs abdominales. La famille obtint de pouvoir disposer de l’étole de Frederic Baraga qui fut placée sur le ventre du malade. Lors de l’intervention destinée à faire l’ablation de cette tumeur, les chirurgiens constatèrent la disparition de la tumeur. En outre et à son réveil, la personne reconnut que ses douleurs abdominales avaient disparu… Le tribunal canonique décidé par l’évêque se réunit aujourd’hui sous la présidence du P. Ronald Browne et avec deux médecins. Il devra confirmer le changement radical de la situation de la personne malade avant et après l’événement, et certifier que la cause de la guérison ne peut pas être scientifiquement établie. Une fois la chose acquise le dossier sera transmis à Rome à la Congrégation pour la cause des saints. Si le miracle est reconnu, alors la Congrégation pourra recommander au pape de proclamer un nouveau bienheureux. Frederic Baraga était un Slovène né dans l’Empire d’Autriche-Hongrie qui fut ordonné prêtre en 1823. Il quitta son pays en 1830 pour devenir missionnaire auprès des Indiens de l’Ohio puis du Michigan et du Wisconsin. Rome le nomma en 1853 évêque et vicaire apostolique du vicariat apostolique du « Michigan supérieur » (la péninsule supérieure), créé cette année-là, qui était jusque là sous la juridiction de l’ordinaire du diocèse de Détroit. En 1857, il devient évêque du nouveau diocèse de Sault Sainte Marie qui deviendra en 1865 le diocèse de Sault Sainte Marie Marquette et, depuis 1937, le diocèse de Marquette. Ardent missionnaire et fin linguiste on lui doit notamment une grammaire de l’Otchipwe (Indiens Chippewas) qui est toujours une référence. Si la sainteté en acte a un sens, Frederic Baraga en est une illustration. 1. L’État du Michigan possède la singularité d’être composé de deux péninsules sans continuité territoriale, et donnant sur le lac Michigan proprement dit puisqu’il se compose de trois parties (le Lac Supérieur, le Lac Michigan et le Lac Huron). La péninsule supérieure n’a de frontière terrestre commune qu’avec l’État du Wisconsin, et est bordée par le Lac Supérieur et le Lac Michigan. La péninsule inférieure a une frontière commune avec les États de l’Indiana et de l’Ohio, et la province de l’Ontario (Canada) : elle est bordée à l’ouest par le Lac Michigan, à l’est par le Lac Huron et au sud-ouest par le Lac Érié). C’était le petit cours de géographie de la semaine…
La victime : Jim Pouillon J’ai consacré sept articles au meurtre du militant catholique pro-vie Jim Pouillon, survenu le 11 septembre dernier à Ossowo (Michigan). Vous pourrez lire (ou relire) tous ces articles en écrivant “Jim Pouillon” dans la case “recherche” de cette page. Son meurtrier, Harlan Drake, a été reconnu mercredi dernier par un jury populaire coupable de meurtre au premier degré, c’est-à-dire prémédité. Le jury n’a pas suivi les conclusions de l’avocat du meurtrier qui prétendaient que Drake n’avait pas toute sa tête au moment des événements, mais celles du procureur. Drake, qui avait avoué ce meurtre au moment de son arrestation, a accueilli en souriant la lecture du verdict et au déclaré au cours de l’audience de son procès qu’il ne regrettait rien et qu’il avait tué Jim Pouillon parce que ce dernier était un défenseur de la vie. La sentence de réclusion criminelle à perpétuité (à l’américaine, c’est-à-dire à perpétuité…) devrait lui être signifiée le 21 avril. « Justice est faite, a déclaré hier Troy Newman, président d’Operation Rescue. Nous sommes soulagés de voir que la conduite de M. Drake n’aura pas été excusée parce qu’il a raconté la triste histoire de sa vie, et qu’il passera le restant de sa vie sous les verrous. La communauté pro-vie avait été abasourdie par le meurtre insensé de Jim Pouillon, et beaucoup d’entre nous qui partagions la passion de Jim pour la protection de l’innocent sont devenus encore plus conscients de la fragilité de la vie. Jim était un homme avec un cœur d’enfant qui avait le souci des injustices qui se commettent dans le monde et ressentait de la détresse pour tout ces bébés à naître qui meurent chaque jour dans les cliniques d’avortement de notre pays. Il a eu le courage de se lever et d’essayer de faire quelque chose contre cette injustice. Jim va manquer à ce monde et il manque beaucoup à tous ceux qui l’ont connu. Puisse M. Drake trouver le repentir et le pardon par Jésus Christ ». Le meurtrier : Harlan Drake
Deux journalistes catholiques d’une notoriété incontestable et incontestée aux États-Unis se sont interrogés sur la stratégie mise en œuvre par les bureaux de la Conférence épiscopale (United States Conference of Catholic Bishops, USCCB) envers l’ObamaCare. Phil Lawler, le directeur de CatholicCulture l’estime imprudente dans un commentaire publiée le 12 février dernier sur LifeSiteNews (je traduirai ce texte ultérieurement). Deal W. Hudson (photo ci-dessous), directeur de InsideCatholic, la trouve risquée. C’est ce commentaire que je publie ci-dessous et que Hudson a confié également à LifeSiteNews le 11 mars. * « La stratégie de lobbying des évêques catholiques dans le débat sur la réforme de la santé, a été celle d’un soutien mitigé. Nous soutenons le projet de loi sur la réforme de la santé, déclarent les évêques, pour autant qu’il ne contienne pas de financement de l’avortement et qu’il admette la clause de conscience pour les personnels de la santé. La seule aide que les évêques aient reçue pour leurs efforts est celle du Démocrate catholique Bart Stupak dont la coalition de députés Démocrates pro-vie est le seul espoir de tuer le projet de loi ou d’éliminer le financement de l’avortement qu’elle contient. Les évêques n’ont fait aucune démarche vers les chefs Démocrates du Congrès, y compris la président de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, ni vers le ministre de la Santé Kathleen Sebelius, l’une et l’autre ayant menti quant à la présence du financement de l’avortement dans la version sénatoriale du projet de loi. Il devrait être clair pour les évêques et leurs fonctionnaires de l’USCCB qu’il n’y a aucune bonne volonté ni au Congrès ni à la Maison Blanche pour leurs préoccupations relatives au financement de l’avortement et aux protections des consciences. Il est temps de changer de stratégie avant qu’il ne soit trop tard. Aucun des responsables Démocrates qui contrôlent cette législation n’a le moindre intérêt à exclure le financement de l’avortement du projet de loi. Tout au contraire, ils espèrent qu’en maintenant les évêques dans cette attitude de soutien mitigé, la perspective d’un tollé des catholiques de base sera repoussée jusqu’après le passage de la loi au moyen de quelque tour de passe-passe législatif. Avant que les évêque ne soient en mesure de relancer une autre campagne nationale de cartes postales, la réforme de la santé et le financement de l’avortement seront un fait accompli 1. Comme je n’ai cessé de le soutenir, même si (par quelque miracle) la loi réformant la santé était votée sans le financement de l’avortement, le contrôle étatique accru sur les s de soins médicaux conduira inévitablement, le financement de l’avortement étant rendu obligatoire, les défenseurs de l’avortement à porter l’affaire devant les tribunaux pour achever le travail. Que les évêques semblent incapables de reconnaître l’inévitabilité de la chose – publiquement et de toutes les manières – est décevant. Le soutien que les évêques et les fonctionnaires de l’USCCB ont manifesté à Stupak et à sa coalition pro-vie est digne d’éloge, et peut-être même historique. Mais c’est un fil bien ténu auquel accrocher ses espoirs pour une loi reformant la santé sans avortement. S’il s’en trouve certains chez les dirigeants catholiques à penser que la stratégie risquée des évêques est justifiée par l’immense problème de l’absence de couverture de citoyens américains et d’immigrés, avec papiers ou clandestins, alors on devrait leur rappeler les dangers du proportionnalisme 2. Pour le dire carrément, accepter la couverture universelle en lâchant sur le financement fédéral de l’avortement n’est pas moralement justifiable. Quand la Présidente Pelosi et le ministre Sebelius ont menti sur la présence du financement de l’avortement dans le projet de loi sur la réforme de la santé, cela a fait la une de tous les journaux dans tous le pays. Le rectificatif de Richard Doerflinger du secrétariat des activités pro-vie de l’USCCB et ceux d’autres dirigeants pro-vie n’ont été repris que dans quelques s d’infirmation catholiques. Quand la président catholique de la Chambre et le ministre catholique de la santé trompent la nation sur un point aussi crucial que celui du financement de l’avortement, alors c’est à leurs pairs de répliquer : les évêques. La stratégie du soutien mitigé est risquée parce qu’elle signifie que le Congrès et la Maison Blanche n’entendent pas la fureur qui est en train de s’élever chez les catholiques de base. Je subodore qu’ils n’entendent pas davantage parler de la méfiance et de l’impatience qui grandissent chez beaucoup d’évêques envers ce processus. » C’est une analyse intéressante et vous verrez bientôt que celle de Phil Lawler ne l’est pas moins. Quant à moi, et fort modestement, je vois dans ce cas d’école – dont je poursuis la recension pour vous amis lecteurs depuis plus d’un an – une sérieuse remise en cause du principe même de conférence épiscopale… Qu’en pensez-vous ? 1. En français dans le texte. 2. Ce système est dit aussi « de la raison proportionnée ».
Les médias du Colorado dans leur ensemble ont évidemment commenté négativement 1 la décision de l’école paroissiale du Sacred Heart Church de Boulder (Colorado) de ne pas continuer à scolariser l’enfant d’un couple de lesbiennes (je vous en ai entretenu le 8 mars puis le 9 mars). Cet acharnement médiatique a invité Mgr Charles Chaput, archevêque de Denver (Colorado) à mettre tout son poids dans la balance, ce qu’il a fait en y consacrant son éditorial hebdomadaire dans le Denver Catholic Register (texte intégral en anglais ici). Après avoir rappelé la raison de la création des écoles catholiques aux États-Unis au XIXe siècle, « comme alternative aux écoles publiques de l’époque dont le programme était souvent hostile à la foi catholique », l’archevêque poursuit : « À bien des égards, les temps ont changé, mais pas la mission de l’école catholique. Le but principal poursuivi par les écoles catholiques est religieux. En d’autres mots, il vise à former les élèves dans la foi catholique, dans la morale catholique et dans les valeurs sociales catholiques (…) Beaucoup de nos écoles accueillent des élèves qui sont d’une autre foi ou qui n’en ont aucune, de parents célibataires ou de familles de parents divorcés. Ces élèves sont toujours les bienvenus pour autant que leurs parents soutiennent la mission catholique de l’école et n’offrent pas un contre témoignage grave à cette mission dans leurs actes (…) Nos écoles, toutefois, existent pour d’abord servir les familles catholiques par une instruction modelée par la foi catholique et la formation morale. C’est une simple évidence. D’autres traditions religieuses font de même suivant leurs croyances et au prix d’un lourd sacrifice. Nous devons garder à l’esprit le fait que les familles catholiques paient deux fois pour bénéficier d’une éducation catholique : par leurs impôts elles financent l’instruction publique, et elles doivent payer une seconde fois pour envoyer leurs enfants à une école catholique [par conséquent] l’idée que les écoles catholiques exigent qu’on soutienne l’enseignement catholique pour y être admis et un sérieux effort des familles des enfants scolarisés pour vivre dans la fidélité leur identité catholique, est raisonnable et juste… » L’archevêque poursuit : « L’Église ne cherche de prétexte pour refuser à quiconque une éducation catholique. Mais l’Église ne peut pas changer ses préceptes moraux sans saper sa mission ne pas réussir à servir les nombreuses familles qui croient en cette mission (…) Si les catholiques prennent leur foi au sérieux, ils suivent naturellement les enseignements de l’Église en matière de foi et de morale, sinon ils s’excluent eux-mêmes de la communauté de foi. » L’archevêque insiste : « L’Église ne prétend pas que les gens qui ont une inclination homosexuelle sont “mauvais” ou que leurs enfants soient moins aimés de Dieu. C’est tout le contraire. Mais ce que l’Église enseigne positivement c’est que pour quiconque avoir une relation sexuelle en dehors du mariage est une faute, que le mariage est une alliance sacramentelle et que le mariage ne peut se réaliser qu’entre un homme et une femme. Ces principes sont au cœur de la compréhension catholique de la nature humaine, de la famille, du bonheur et de l’organisation de la société. L’Église ne peut pas changer ces enseignements car, dans la foi catholique, ce sont les enseignements mêmes de Jésus Christ ». À la lumière de ce qui précède « la politique de notre système d’écoles catholiques existe pour protéger toutes les parties impliquées, y compris les enfants de couples homosexuels et les couples eux-mêmes. La raison d’être de nos écoles est d’être “partenaires dans la foi” avec les parents. Si les parents ne respectent pas les croyances de l’Église, ou vivent d’une manière qui rejette ouvertement ces croyances, alors le partenariat avec ces parents devient très difficile sinon impossible. Cela provoque aussi une tension injuste sur les enfants qui se trouvent pris entre les deux, et sur leurs enseignants qui ont le devoir de leur enseigner la foi authentique de l’Église. » L’archevêque Chaput conclut ainsi son commentaire : « La plupart des parents qui envoient leurs enfants dans des écoles catholiques en attendent un environnement où la foi catholique sera intégralement enseignée et pratiquée. Cela ne peut tout simplement pas être fait si les enseignants doivent se préoccuper de ne pas blesser les sentiments de leurs élèves ou de ne pas éloigner les élèves de leurs parents. Ce n’est juste pour personne, y compris toute notre communauté scolaire. Les personnes qui ont une compréhension du mariage et de la famille brutalement différente de la croyance catholique sont souvent des personnes sincères et de bonne volonté. Elles disposent d’autres options, également excellentes, pour l’éducation et devraient y trouver la meilleure orientation pour leurs enfants. » Je crois que tout est dit. Et bien dit… 1. Encore que, comme me le signale un lecteur – que je remercie – dans un commentaire, la tendance du sondage mis en ligne par le quotidien Denver Post vient de s’inverser : 50,9 % des lecteurs estiment désormais fondée la décision de l’école alors qu’ils ne sont plus que 47,9 % à la dénoncer ; chez les catholiques l’amplitude est encore plus forte : 40,3 % sont pour et seulement 14,1 % contre (sur près de 11 000 participants à ce sondage, ce qui n’est pas rien).
Le Saint Père vient d’accorder aujourd’hui à Mgr Kevin F. Farrell, septième évêque de Dallas (Texas) nommé en 2007, deux évêques auxiliaires : l’abbé John Douglas Deshotel (né en 1952) qui était jusqu’à ce jour vicaire général du diocèse, et Monseigneur Mark Joseph Seitz (né en 1954), jusqu’ici curé de la paroisse St. Rita de Dallas. La nomination de ces deux auxiliaires s’est imposée en raison de la croissance rapide du diocèse dont le nombre de catholiques a décuplé depuis 1970, passant de 108 000 à plus d’un million d’âmes (24,5 % de la population). Signalons que le premier prêtre a avoir mené un apostolat à Dallas, fut l’un de nos compatriotes, le P. Joseph Martinière qui y fit venir les Ursulines au XIXe siècle et en devint le premier vicaire général.
Les grandes marches pour la vie aux États-Unis ne se limitent pas à Washington (depuis 1974) ou à San Francisco (depuis 2005) – la marche “jumelle” de celle de Paris : à ce propos quelqu’un saurait-il me dire si la cardinal Vingt-Trois de Paris a enfin répondu à la lettre de son confrère, l’archevêque Niderauer de San Francisco sollicitant un jumelage des deux archevêchés pour la vie ? Une autre, et d’importance, se déroule à Los Angeles, la grand métropole de Californie. Ce sera la septième Los Angeles March for Life cette année : elle se déroulera ce samedi de 8 h à 11 h 30 du matin, empruntera le Ventura Boulevard, soit environ 3,5 km de marche. Elle est “sponsorisée” par le chapitre local des Knights of Columbus, la plus grande association charitable catholique au monde, et bien que multiconfessionnelle, l’élément catholique y sera prédominant avec notamment la présence – et le discours – du P. Peter West, un prêtre new-yorkais membre des Priests for Life du P. Frank Pavone, et qui a donné plus d'un millier d'homélies pro-vie au travers de tous les États-Unis ! Tous les dons et produits des quêtes de cette septième Los Angeles March for Life seront offerts aux organisations qui s’occupent des Centres urgence grossesse. Une manifestation à laquelle on souhaite un grand succès surtout en ces jours où la bataille parlementaire fait rage sur l'ObamaCare…
Député Démocrate (et catholique) du Michigan, Bart Stupak, comme le savent les lecteurs réguliers de ce blogue, avait réussi à faire passer un amendement à la Chambre des représentants, interdisant tout financement de l’avortement dans le projet de loi réformant le système de santé aux États-Unis, conformément à l’amendement Hyde qui depuis des années est la loi aux États-Unis. Son amendement ne fut pas repris dans le projet de loi du Sénat ni dans la “synthèse” de la Maison Blanche. Le député Démocrate est vraiment décidé à aller jusqu’au bout de son opposition au projet Obama et il a réussi à rallier plus d’une dizaine de députés Démocrates, ce qui empêchera toute majorité qualifiée à la Chambre des Représentants. Dans un entretien qu’il a accordé lundi dernier à l’Associated Press, Stupak se dit « plus optimiste » que la semaine dernière sur ses chances d’obtenir une majorité à la Chambre et précise : « Le Président a dit qu’il ne voulait ni étendre ni réduire la loi actuelle [sur l’avortement]. Je ne le veux pas davantage ? Cela n’a jamais été notre position. Donc, pouvons-nous être d’accord sur une rédaction : ni moins ni plus en ce qui concerne les droits [sic !] à l’avortement ? Je pense que nous pouvons y arriver. » Nous verrons dans les prochains jours…
Ave Maria Press est une maison d’édition catholique qui appartient à la Congrégation de la Sainte Croix et a son siège à l’université Notre Dame (South Bend, Indiana). C’est un de nos compatriotes, le P. Édouard Sorin, C.S.C., qui est à l’origine de cette maison d’édition importante. Non content d’avoir fondé l’université Notre Dame en 1842, le P. Sorin lança en 1865 le magazine Ave Maria dont le but était d’honorer Marie et de toucher les familles catholiques américaines. Malgré le scepticisme qui entoura cette initiative, Ave Maria devint, à la charnière des XIXe et XXe siècles, le premier magazine catholique des États-Unis. Ave Maria Press vient de lancer une toute nouvelle application destinée aux possesseurs d’un iPhone : le Chemin de Croix qui permet de suivre les 14 stations, d’écouter les méditations et de prier cette dévotion populaire particulièrement appropriée au temps du Carême. Les méditations proviennent de l’ouvrage d’Amy Welborn, John Paul II’s Biblical Way of the Cross (Ave Maria Press) et les illustrations du peintre Michael O’Brien. Cette nouvelle aplication iPhone permet de pratiquer cette dévotion chez soi ou au bureau (pendant une pause). On peut gratuitement télécharger l’application ici.
Hier, Bill Donohue, le président de la Catholic League, a de nouveau enfourché son destrier favori pour pourfendre les partis-pris anti-catholiques systématiques de la große presse : un exercice où il excelle. Il en résulte un texte fort instructif . Le voici. « Le rabbin orthodoxe Baruch Lebovits a été jugé coupable hier de huit chefs d’inculpation concernant des abus sexuels qu’il a commis sur un jeune garçon de 16 ans habitant Brooklyn. Quand un prêtre catholique est accusé de malversation – ce qui ne signifie jamais abus sexuel –, il a systématiquement le droit à un article en une du Daily News de New York et du New York Post, le New York Times, quant à lui, range habituellement ce type d’articles dans un endroit moins voyant. Sur le rabbin Lebovits, le Daily News a consacré un article de 334 mots en p. 15, le Post 143 mots en p. 6, et le Times a complètement ignoré l’information. Le New York Times a consacré un autre long article hier à Charles Pellegrino auteur d’un livre sur Hiroshima 1 que l’éditeur a fini par retirer de la vente quand il a su que Pellegrino avait utilisé des informations falsifiées et qu’il était tout sauf honnête sur ses diplômes universitaires 2 comme sur d’autres choses. L’article d’aujourd’hui, comme celui du 2 mars, examine d’autres écrits de Pellegrino mais ne mentionne nulle part le livre dont il est le co-auteur, The Jesus Family Tomb 3, dont il a été amplement démontré que c’était une supercherie : ce livre indiquait qu’on avait la preuve qu’une tombe contenait les restes de Jésus et de sa famille. Il y a beaucoup de protestants et de juifs qui sont pro-avortement et qui soutiennent le projet de loi réformant le système de santé actuellement en discussion, mais leur religion ne semble jamais devoir être précisée dans la presse. L’AP [Associated Press] a publié une dépêche aujourd’hui signalant que le député Bart Stupark était opposé au projet de loi, précisant qu’il est un « catholique romain » dont les opinions religieuses ont été remises en cause. Pour ce qui est de l’assassinat de chrétiens par des mulsulmans au Nigéria, on trouve 34 titres de unes mentionnant la violence « religieuse » 4, 4 évoquant la « violence entre chrétiens et musulmans », et 1 seule, celle du Times (de Londres) disant quelque chose comme « des bandes de musulmans saccageurs prennent dans leurs filets des victimes chrétiennes ». Rien de tout cela ne relève de l’accidentel, et rien ne relève d’un complot. Ce n’est que le reflet d’une animosité anti-catholique profondément enracinée chez beaucoup de gens qui constituent l’élite. Et ces exemples sont uniquement tirés des articles de journaux d’aujourd’hui. » 1. Le bouquin a pour titre The Last Train from Hiroshima et est – je devrais écrire était – publié par Henry Holt & Company. 2. Pellegrino excipe d'un doctorat obtenu à la Victoria University, ce qui est faux. 3. Ce livre, écrit en collaboration avec Simcha Jacobovici, est la suite du “documentaire” réalisé pour Discovery Channel par James Cameron avec la collaboration de Pellegrino sur la soi-disant tombe de Jésus à Jérusalem, “documentaire” diffusé à la télévision pendant le Carême de 2007. 4. C’est l’occasion de vous suggérer la lecture de l’exceptionnel essai de William Cavanaugh, jeune professeur et théologien catholique, qu’ont publié les Éditions de L’Homme Nouveau : Le Mythe de la violence religieuse. Le remarquable “démontage” d’un mythe martelé ad nauseam à l’école et dans les médias.
Au 21ème jour de la campagne de Carême des 40 Days for Life, ce sont 232 enfants à naître qui ont été sauvés de l’avortement ! David Bereit nous l’apprend ce matin et nous conte une de ces époustouflantes histoires propres à ébranler le plus invétéré des libres-penseurs… La voici. « Je sais que vous connaissez bien l’adage “les voies de Dieu sont mystérieuses”. Veuillez vous asseoir et lire toute l’histoire qui suit. Notre Dieu de mystère s’est surpassé cette fois-ci ! Une jeune femme d’Indianapolis (Indiana) – appelons-la Erin – se réveille, prépare ses enfants pour l’école, laisse son cadet qui n’est pas encore d’âge scolaire à la maison d’amis et… s’aperçoit qu’elle est en retard à un rendez-vous… avec Planned Parenthood… pour un avortement. Alors Erin décroche son téléphone et appelle pour voir s’il n’était pas trop tard pour ce rendez-vous. Elle pensait appeler Planned Parenthood. Mais dans sa précipitation elle a composé un faux numéro. Au lieu de Planned Parenthood, elle tombe sur Joseph… qui répond sur un portable qui est utilisé par… préparez vous à un choc… 40 Days for Life d’Indianapolis ! Joseph prend une grande respiration et essaie d’être aussi calme que possible. Il prend le nom d’Erin et son numéro de téléphone et lui dit simplement qu’une assistante va la rappeler. Et donc Elizabeth, l'assitante rappelle Erin. Elizabeth la prie de ne pas raccrocher et lui explique qu’elle n’a pas joint Planned Parenthood. Interrogée pour savoir si elle était chrétienne, Erin répond “oui”. Alors Elizabeth lui explique que la grâce de Dieu était à l’œuvre avec cette affaire de “faux numéro”. Mais qu’est-ce donc qui avait poussé Erin vers un centre d’avortement ? Pour le dire simplement : le désespoir. Elle a quatre enfants, le père est en prison, elle a perdu son boulot et l’électricité va bientôt être coupée, et elle n’a même pas assez d’argent pour payer le loyer. Un peu plus tard, Erin arrive à Planned Parenthood avec sa tante. La tante dit aux conseillers qu’elle est opposée à cet avortement, mais la mère et la sœur d’Erin insistent que c’est la meilleure solution. Elles disent qu’Erin ne peut pas se permettre d’avoir un nouvel enfant. Entre temps, Elizabeth a fait passer l’information sur la situation d’Erin. Un volontaire de lui payer sa facture d’électricité. Dix autres mettent en commun l’argent qu’ils ont sur eux pour régler le loyer. Eileen d’Indianapolis nous dit qu’un groupe local aide Erin à trouver un boulot. “Elle est très douée, raconte Eileen, mais elle a besoin qu’on l’aide car sa mère et sa sœur insistent toujours pour qu’elle avorte du bébé”. Erin a réagi avec joie et incrédulité au fait que des étrangers venaient à son secours. Elle a appelé Planned Parenthood pour leur dire qu’elle annulait son rendez-vous et exigeait le remboursement [de l’argent avancé]. Merci de prier pour Erin, sa famille et tous ceux qui l’aident. Alors, vous vous rendez compte ? Dieu agit VRAIMENT selon des voies mystérieuses. Les coïncidences, ça n’existe pas, pas plus, dans ce cas, que les faux numéros ! ». C'est une des innombrables histoires qui arrivent pendant les campagnes de 40 Days for Life et qui en constituent un véritable florilège. Ci-dessous une photo d’un groupe de la vigile 40 Days for Life d’Indianapolis
Dans son édition d’hier, le quotidien The Denver Post (Denver, Colorado) traite de l’affaire de l’école catholique dont je vous ai entretenu hier. Comme il fallait s’y attendre, le quotidien prend faits et cause pour les opposants à la décision de l’archidiocèse signalant même une « foule protestant [dimanche dernier] avec des panneaux contre le traitement réservé à un élève qui a des parents lesbiennes » et exigeant que l'archidiocèse revienne sur sa décision (t'as qu'à croire…). Comme vous pourrez le constater sur la photo qui illustre l’article du Denver Post, la « foule » se limite à sept personnes identifiables… S’il y en avait eu plus, on peut raisonnablement estimer que la rédaction du journal aurait choisi un autre cliché. Je me suis beaucoup amusé de la pancarte que tient le monsieur à droite et qui ne semble pas rasé de frais (il n’est d’ailleurs pas le seul). Elle dit : « Que ferait Jésus ? » 1. Bonne question, mais qu’on aurait pu tout aussi bien remplacer par celle-ci : « Que dirait Jésus ? » en voyant les porteurs de banderoles ? C’est une autre bonne question à laquelle la réponse pourrait osciller entre « race de vipères » ou « engeance de serpents » – selon les traductions… –, car les paroles de Jésus étaient parfois dures à entendre pour les hypocrites d’hier, peu avantageusement remplacés par les “compassionnistes” d’aujourd’hui… Plus intéressant, le quotidien a mis un sondage en ligne sur l’affaire qui donne, évidemment, et comme il fallait aussi s’y attendre, la majorité (58 % contre 41 %) aux opposants à la décision de l’archidiocèse. Mais, chez les catholiques la tendance est absolument inversée : 32 % sont pour et 16 % sont contre. On se demande bien d’ailleurs en quoi cette décision d’une école catholique pourrait intéresser des gens qui ne sont pas catholiques… Si vous voulez aller voir ce journal, c’est ici. Vous pouvez même participer au sondage en ligne (moi je l’ai fait…). Et merci à tous ceux qui ont fait un commentaire à mon papier d’hier : là on peut dire que vous êtes à 100 % d’accord avec l’archevêché de Denver ! 1. « What Would Jesus Do ? », c’est une phrase rituelle chez les chrétiens américains, qui remonte à la fin du XIXe siècle, et une manière de s’interroger sur chacun de ses actes en se demandant ce que Jésus aurait fait à notre place.
Au 21ème jour de la campagne de Carême des 40 Days for Life, ce sont 232 enfants à naître qui ont été sauvés de l’avortement ! David Bereit nous l’apprend ce matin et nous conte une de ces époustouflantes histoires propres à ébranler le plus invétéré des libres-penseurs… La voici. « Je sais que vous connaissez bien l’adage “les voies de Dieu sont mystérieuses”. Veuillez vous asseoir et lire toute l’histoire qui suit. Notre Dieu de mystère s’est surpassé cette fois-ci ! Une jeune femme d’Indianapolis (Indiana) – appelons-la Erin – se réveille, prépare ses enfants pour l’école, laisse son cadet qui n’est pas encore d’âge scolaire à la maison d’amis et… s’aperçoit qu’elle est en retard à un rendez-vous… avec Planned Parenthood… pour un avortement. Alors Erin décroche son téléphone et appelle pour voir s’il n’était pas trop tard pour ce rendez-vous. Elle pensait appeler Planned Parenthood. Mais dans sa précipitation elle a composé un faux numéro. Au lieu de Planned Parenthood, elle tombe sur Joseph… qui répond sur un portable qui est utilisé par… préparez vous à un choc… 40 Days for Life d’Indianapolis ! Joseph prend une grande respiration et essaie d’être aussi calme que possible. Il prend le nom d’Erin et son numéro de téléphone et lui dit simplement qu’une assistante va la rappeler. Et donc Elizabeth, l'assitante rappelle Erin. Elizabeth la prie de ne pas raccrocher et lui explique qu’elle n’a pas joint Planned Parenthood. Interrogée pour savoir si elle était chrétienne, Erin répond “oui”. Alors Elizabeth lui explique que la grâce de Dieu était à l’œuvre avec cette affaire de “faux numéro”. Mais qu’est-ce donc qui avait poussé Erin vers un centre d’avortement ? Pour le dire simplement : le désespoir. Elle a quatre enfants, le père est en prison, elle a perdu son boulot et l’électricité va bientôt être coupée, et elle n’a même pas assez d’argent pour payer le loyer. Un peu plus tard, Erin arrive à Planned Parenthood avec sa tante. La tante dit aux conseillers qu’elle est opposée à cet avortement, mais la mère et la sœur d’Erin insistent que c’est la meilleure solution. Elles disent qu’Erin ne peut pas se permettre d’avoir un nouvel enfant. Entre temps, Elizabeth a fait passer l’information sur la situation d’Erin. Un volontaire de lui payer sa facture d’électricité. Dix autres mettent en commun l’argent qu’ils ont sur eux pour régler le loyer. Eileen d’Indianapolis nous dit qu’un groupe local aide Erin à trouver un boulot. “Elle est très douée, raconte Eileen, mais elle a besoin qu’on l’aide car sa mère et sa sœur insistent toujours pour qu’elle avorte du bébé”. Erin a réagi avec joie et incrédulité au fait que des étrangers venaient à son secours. Elle a appelé Planned Parenthood pour leur dire qu’elle annulait son rendez-vous et exigeait le remboursement [de l’argent avancé]. Merci de prier pour Erin, sa famille et tous ceux qui l’aident. Alors, vous vous rendez compte ? Dieu agit VRAIMENT selon des voies mystérieuses. Les coïncidences, ça n’existe pas, pas plus, dans ce cas, que les faux numéros ! ». C'est une des innombrables histoires qui arrivent pendant les campagnes de 40 Days for Life et qui en constituent un véritable florilège. Ci-dessous une photo d’un groupe de la vigile 40 Days for Life d’Indianapolis
C’est une controverse qui va sans doute faire beaucoup de bruit aux États-Unis… L’école maternelle de la paroisse de la Sacred Heart Church à Boulder (Colorado) s’est aperçu, en étudiant les dossiers de réinscription des enfants pour la rentrée prochaine, que l’un des élèves était l’enfant d’un couple de lesbiennes. L’archidiocèse de Denver, dont l’ordinaire est Mgr Charles Chaput, a fait savoir aux responsables de la maternelle que la réinscription devait être refusée ce qui a provoqué consternation et « dégoût » chez certains membres de l’administration de l’école, encore une fois mus par une compassion aussi excessive que fausse. Vendredi dernier, l’archidiocèse a réagi à ces critiques en expliquant que « la principale raison pour laquelle les parents choisissent de mettre leurs enfants dans les écoles de l’archidiocèse de Denver, c’est pour renforcer la foi et les valeurs catholiques que la famille s’efforce de vivre à la maison. Pour préserver la mission de nos écoles et pour respecter la foi de communauté catholique en général, nous attendons de toutes les familles qui inscrivent leurs élèves de vivre conformément à l’enseignement catholique. Nos règles d’admission précisent très clairement : “Personne ne sera admis en tant qu’élève dans une quelconque de nos écoles catholiques à moins que cette personne et son (ses) parent(s) n’adhère à la philosophie de l’école et n’accpete de respecter la politique d’éducation et les règles de l’école et de l’archidiocèse”. Permettre à des enfants, dans cette situation particulière, de poursuivre leur scolarité dans notre école serait cause de confusion pour les élèves, en ce sens que ce qu’on leur enseignerait à l’école serait en conflit avec ce qu’ils vivent à la maison ». La déclaration de l’archidiocèse se termine ainsi : « Nous avons indiqué à ce couple la politique qui prévaut à l’école catholique du Sacred Heart of Jesus dès que nous avons eu connaissance de cette situation. Nous avons discuté de nos raisons avec lui et avons cherché à répondre à cette situation d’une manière qui ne soit pas brutale et n’entraînant pas l’expulsion immédiate de l’élève mais qui, en même temps, respecte l’intégrité de la philosophie de l’école catholique. » Qu’en pensez-vous ?
En ce vingtième jour de la campagne de Carême 40 Days for Life, c’est une extraordinaire nouvelle que nous a adressée ce matin de bonne heure David Bereit. Selon tous les renseignements qui lui sont parvenus on peut d’ores et déjà être assuré que 209 enfants à naître ont été sauvés de l’avortement ! 102 de plus en l’espace d’une semaine. Et nous ne sommes, très exactement aujourd’hui, qu’à mi-parcours de la campagne… Redoublons-donc de ferveur dans nos prières d’accompagnement de nos frères américains sur le terrain !
N’éprouvez aucune gêne si le nom de Linda Schmidt ne vous dit rien. Non, ce n’est à cause d’une lecture inattentive d’americatho que vous auriez oublié cette personne. Moi-même, jusqu’à vendredi dernier, je ne la connaissais pas. Désormais, je ne l’oublierai pas. Linda, qui est décédée d’un cancer jeudi dernier, faisait partie de ceux qu’on appelle désormais les ND88, c’est-à-dire les 88 héroïques militants pro-vie qui furent arrêtés sur le campus de l’université Notre Dame (Indiana) pour avoir protesté contre la scandaleuse invitation faite à Obama de venir y parader et d’y recevoir un doctorat honoris causa 1 ! Le président le plus pro-culture de mort de toute l’Histoire des États-Unis reçu dans la plus prestigieuse des universités catholiques de ce pays… Un scandale sans précédent dont le premier responsable est le président de cette université : le pitoyable P. John Jenkins. Linda fut arrêtée par la police du campus – qui est assermentée par l’État de l’Indiana – le 19 mai dernier puis inculpée de « violation de propriété privée », un crime passible de 5 000 $ d’amende et d’une peine d’emprisonnement d’un an. Le Dr. Monica Migliorno, membre, elle aussi, des ND88 et amie de Linda depuis plus de vingt ans, a fait quelques commentaires touchants : « Linda était une très bonne personne et elle était dotée d’un esprit tenace : rien ne pouvait l’arêter. Elle passait à travers tous les problèmes. Et c’est dans cet esprit qu’elle était présente le 19 mais quand nous nous sommes rendues à Notre Dame. Elle ne savait pas encore alors qu’elle avait un cancer, mais elle était pourtant très malade. Elle savait, toutefois, qu’elle devait être là pour témoigner de la vérité sur le caractère sacré de la vie. Je me souviens qu’elle a pleuré quand on lui a passé les menottes parce qu’on lui avait tiré les bras dans le dos ce qui l’avait fait énormément souffrir. Je suis intervenue pour demander à l’officier de police s’il pouvait lui menotter les bras par-devant pour soulager sa douleur. Mais avant que l’officier ait eu le temps de répondre, elle est intervenue à son tour pour dire : “Non, non, ça va. Je vais bien. Tout va bien”. C’était tout Linda. Elle voulait souffrir pour la vérité. Il lui en a beaucoup coûté pour porter ce témoignage alors et après. Elle avait la ferme intention de se défendre contre cette inculpation même si cela devait aller jusqu’à la comparution. » Le Dr. Migliorno a des mots très durs, mais très justes, contre le P. John Jenkins : « Un des aspects les plus troublants de toute cette pagaille, c’est le refus du P. Jenkins de reconnaître que c’est lui qui est à l’origine du problème. Ce sont les actes du P. Jenkins qui ont créé ce scandale à Notre Dame, dans l’Église catholique, dans la chrétienté et dans toute la société. Et pourtant, il continue à dissimuler sa responsabilité dans cette affaire. » Tom Dixon, l’avocat des ND88 et lui-même ancien de Notre Dame, avait tenté d’obtenir le 9 février dernier l’abandon des poursuites par le procureur du comté de Saint Joseph (sur le territoire duquel se situe l’université) en raison du cancer en phase terminale de Linda, mais le procureur ne demanda que le 19 qu’on lui fournisse toutes les preuves ce qui fut diligenté ainsi qu’un certificat médical confirmant que l’espérance de vie de Linda ne dépasserait pas deux mois, mais le procureur n’accorda pas la levée des poursuites. Quant au P. Jenkins il n’a évidemment pas bougé le petit doigt ni pour Linda ni pour les 87 autres inculpés, alors même que s’il déclarait au procureur qu’il abandonnait, au nom de Notre Dame, les poursuites, le procureur s’empresserait de classer les affaires et tout le dossier : à Saint Joseph aussi le tribunal croule sous les affaires. Mais le P. Jenkins ne fera rien. Que fait un personnage de la sorte à la tête d’une université catholique ? C’est un mystère… Mais un mystère d’iniquité. En attendant, une prière ardente pour le repos de l'âme de Linda Schmidt. 1. J'ai consacré trop d'article à ce scandale pour mettre ici un lien. Je vous invite à aller chercher dans le classement « L'affaire Notre Dame » où vous pourrez lire quelque 48 articles !
Le roi Jean-Charles Ier d’Espagne a donc par sa signature, promulgué le 3 mars la loi abominable votée par les Cortès et le Sénat espagnols et qui autorise non seulement l’avortement sans aucune restriction jusqu’à la quatorzième semaine de grossesse, qui repousse à vingt-deux semaines (presque 6 mois ! alors que la médecine sait sauver des prématurés de cet âge-là !) la possibilité d’avorter “si la vie de la mère est en danger et si le fœtus montre des signes de graves malformations” (on connaît la chanson…), mais aussi la possibilité pour des jeunes filles mineures de 16 ans de se faire avorter sans consentement parental et, pour faire bonne mesure, la propagande abortionniste et homosexualiste dans les écoles publiques… Le 1er mars dernier, le P. Thomas J. Euteneuer, président de Human Life International, mettait en garde le roi de ne pas signer cette loi, encore « qu’il ait été déjà complice, par sa signature, de la mort de millions [d’enfants à naître] avec la première loi sur l’avortement de 1985, et d’autres lois immorales comme celle autorisant le mariage entre personnes de même sexe en 2005 ». Human Life International, dans ce communiqué du 1er mars, appelait « la conférence épiscopale espagnole à publier une déclaration selon laquelle Jean-Charles de Bourbon encourait l’excommunication s’il signait cette loi autorisant le meurtre d’encore plus d’Espagnols innocents ». Dans son commentaire du 5 mars, rédigé et mis en ligne sur son blogue In the Light of the Law avant l’annonce de la promulgation, Edward Peters tempère, d’un point de vue canoniste, les demandes de Human Life International (HLI). « Le Parlement espagnol vient d’approuver une extension de [la loi légalisant] l’avortement chez cette nation, et l’on s’attend désormais à ce que le roi Jean-Charles signe cette mesure. La complexité de la loi civile espagnole est au-dessus de mes capacités (je ne sais pas exactement quel est le rôle du roi dans le gouvernement), mais ce que je sais parfaitement c’est que toute signature sur une feuille de papier qui approuve la légitimation de l’avortement est un acte objectivement immoral, indépendamment du fait de savoir si une telle signature est légalement “exigée” ou pas. Nous parlons de faits concrets qui sont contraires à la la divine contre lesquels les détails techniques du protocole espagnol comptent pour que dalle. Cela étant dit, Human Life International semble viser trop haut quand cette organisation appelle non seulement le roi a se retenir de signer une telle loi (ce qui va de soi) mais, pour le cas où le roi signerait cet acte, appelle la conférence épiscopale espagnole à déclarer le roi excommunié. Deux problèmes. Premièrement : il n’est pas (je répète pas) clair de savoir simplement par quel(s) canon(s) HLI pense que le roi risque l’excommunication, mais c’est là tout un débat que je vais réserver pour ceux qui sont vraiment familiarisés avec les canons correspondants. Deuxièmement, et pire que cela, non seulement les conférences épiscopales n’ont aucune autorité pour déclarer qui que ce soit excommunié, mais seul le Pontife romain peut traiter des cas canoniques qui impliquent « les personnes qui exercent la magistrature suprême de l’État » (canon 1405, Code de droit canonique de 1983). J’espère, pour le salut de son âme, que le roi ne signera pas cette mesure mais s’il le fait les conséquences canoniques ne seront pas décidées par les responsables ecclésiastiques espagnols. [Codicille ajouté postérieurement par Edward Peters à son opinion] : Des amis me disent que le roi a signé l’acte hier. Que lastima [expression espagnole qui veut dire : quelle pitié !] ». Réagissant de son côté à cette promulgation, Mgr Ignacio Barreiro, directeur exécutif du bureau de Rome de Human Life International, maintient la position du P. Euteneuer : « Nous sommes très déçus d’apprendre que le chef de l’État espagnol a apposé sa signature sur cette loi épouvantable. Pourtant, du fait qu’il a déjà signé d’autres lois qui sapent la loi morale et l’enseignement catholique, cela n’est pas une surprise. [Le roi] Jean-Charles conserve absolument le droit de suivre sa conscience. Aucune loi positive ne peut ôter cette liberté à un quelconque citoyen, encore moins à un roi (…) Quand bien même la loi positive espagnole exigerait sa signature, la loi naturelle et la loi divine exigent qu’il n’endosse aucune loi immorale, tout particulièrement quand elle aura pour effet la mort d’un nombre incalculable d’êtres humains à naître (…) De plus, nous affirmons qu’en vertu du canon 915 [le roi] Jean-Charles a encouru l’excommunication latæ sententiæ du fait que son acte aura pour conséquence de mettre en vigueur cette extension gravement immorale de l’avortement. » La chose qui est absolument certaine, c’est que tous les députés et sénateurs baptisés catholiques qui ont voté cette loi abominable sont excommuniés latæ sententiæ en vertu du canon 915. Cela a bien été précisé par les évêques espagnols dès novembre dernier. Le cas du roi serait différent puisqu’il ne peut se soustraire à la promulgation des lois votés par le Parlement, ont tenu à souligner les évêques espagnols par la bouche de Juan Antonio Martinez Camino, évêque auxiliaire de Madrid et secrétaire général de la conférence épiscopale. Ce que tous ces gens gênés aux entournures se gardent bien de dire, c’est que c’est le roi lui-même qui s’est mis dans cette position de distributeur automatique d’autographes ! Il a jeté aux orties toutes les dispositions prévues par le chef de l’État du régime antérieur qui lui assuraient un vrai statut de souverain et de monarque disposant d’un droit de veto, préférant le rôle de roi “moderne” et “démocratique”. Les millions de petits Espagnols assassinés sont les témoins muets et accusateurs de ce roi qu’on croyait d’opérette mais qui se révèle plus malfaisant encore qu’Hérode. Et puis, après tout, un roi peut toujours abdiquer. Mieux vaut perdre son trône que son âme.
Le roi Jean-Charles Ier d’Espagne a donc par sa signature, promulgué le 3 mars la loi abominable votée par les Cortès et le Sénat espagnols et qui autorise non seulement l’avortement sans aucune restriction jusqu’à la quatorzième semaine de grossesse, qui repousse à vingt-deux semaines (presque 6 mois ! alors que la médecine sait sauver des prématurés de cet âge-là !) la possibilité d’avorter “si la vie de la mère est en danger et si le fœtus montre des signes de graves malformations” (on connaît la chanson…), mais aussi la possibilité pour des jeunes filles mineures de 16 ans de se faire avorter sans consentement parental et, pour faire bonne mesure, la propagande abortionniste et homosexualiste dans les écoles publiques… Le 1er mars dernier, le P. Thomas J. Euteneuer, président de Human Life International, mettait en garde le roi de ne pas signer cette loi, encore « qu’il ait été déjà complice, par sa signature, de la mort de millions [d’enfants à naître] avec la première loi sur l’avortement de 1985, et d’autres lois immorales comme celle autorisant le mariage entre personnes de même sexe en 2005 ». Human Life International, dans ce communiqué du 1er mars, appelait « la conférence épiscopale espagnole à publier une déclaration selon laquelle Jean-Charles de Bourbon encourait l’excommunication s’il signait cette loi autorisant le meurtre d’encore plus d’Espagnols innocents ». Dans son commentaire du 5 mars, rédigé et mis en ligne sur son blogue In the Light of the Law avant l’annonce de la promulgation, Edward Peters tempère, d’un point de vue canoniste, les demandes de Human Life International (HLI). « Le Parlement espagnol vient d’approuver une extension de [la loi légalisant] l’avortement chez cette nation, et l’on s’attend désormais à ce que le roi Jean-Charles signe cette mesure. La complexité de la loi civile espagnole est au-dessus de mes capacités (je ne sais pas exactement quel est le rôle du roi dans le gouvernement), mais ce que je sais parfaitement c’est que toute signature sur une feuille de papier qui approuve la légitimation de l’avortement est un acte objectivement immoral, indépendamment du fait de savoir si une telle signature est légalement “exigée” ou pas. Nous parlons de faits concrets qui sont contraires à la la divine contre lesquels les détails techniques du protocole espagnol comptent pour que dalle. Cela étant dit, Human Life International semble viser trop haut quand cette organisation appelle non seulement le roi a se retenir de signer une telle loi (ce qui va de soi) mais, pour le cas où le roi signerait cet acte, appelle la conférence épiscopale espagnole à déclarer le roi excommunié. Deux problèmes. Premièrement : il n’est pas (je répète pas) clair de savoir simplement par quel(s) canon(s) HLI pense que le roi risque l’excommunication, mais c’est là tout un débat que je vais réserver pour ceux qui sont vraiment familiarisés avec les canons correspondants. Deuxièmement, et pire que cela, non seulement les conférences épiscopales n’ont aucune autorité pour déclarer qui que ce soit excommunié, mais seul le Pontife romain peut traiter des cas canoniques qui impliquent « les personnes qui exercent la magistrature suprême de l’État » (canon 1405, Code de droit canonique de 1983). J’espère, pour le salut de son âme, que le roi ne signera pas cette mesure mais s’il le fait les conséquences canoniques ne seront pas décidées par les responsables ecclésiastiques espagnols. [Codicille ajouté postérieurement par Edward Peters à son opinion] : Des amis me disent que le roi a signé l’acte hier. Que lastima [expression espagnole qui veut dire : quelle pitié !] ». Réagissant de son côté à cette promulgation, Mgr Ignacio Barreiro, directeur exécutif du bureau de Rome de Human Life International, maintient la position du P. Euteneuer : « Nous sommes très déçus d’apprendre que le chef de l’État espagnol a apposé sa signature sur cette loi épouvantable. Pourtant, du fait qu’il a déjà signé d’autres lois qui sapent la loi morale et l’enseignement catholique, cela n’est pas une surprise. [Le roi] Jean-Charles conserve absolument le droit de suivre sa conscience. Aucune loi positive ne peut ôter cette liberté à un quelconque citoyen, encore moins à un roi (…) Quand bien même la loi positive espagnole exigerait sa signature, la loi naturelle et la loi divine exigent qu’il n’endosse aucune loi immorale, tout particulièrement quand elle aura pour effet la mort d’un nombre incalculable d’êtres humains à naître (…) De plus, nous affirmons qu’en vertu du canon 915 [le roi] Jean-Charles a encouru l’excommunication latæ sententiæ du fait que son acte aura pour conséquence de mettre en vigueur cette extension gravement immorale de l’avortement. » La chose qui est absolument certaine, c’est que tous les députés et sénateurs baptisés catholiques qui ont voté cette loi abominable sont excommuniés latæ sententiæ en vertu du canon 915. Cela a bien été précisé par les évêques espagnols dès novembre dernier. Le cas du roi serait différent puisqu’il ne peut se soustraire à la promulgation des lois votés par le Parlement, ont tenu à souligner les évêques espagnols par la bouche de Juan Antonio Martinez Camino, évêque auxiliaire de Madrid et secrétaire général de la conférence épiscopale. Ce que tous ces gens gênés aux entournures se gardent bien de dire, c’est que c’est le roi lui-même qui s’est mis dans cette position de distributeur automatique d’autographes ! Il a jeté aux orties toutes les dispositions prévues par le chef de l’État du régime antérieur qui lui assuraient un vrai statut de souverain et de monarque disposant d’un droit de veto, préférant le rôle de roi “moderne” et “démocratique”. Les millions de petits Espagnols assassinés sont les témoins muets et accusateurs de ce roi qu’on croyait d’opérette mais qui se révèle plus malfaisant encore qu’Hérode. Et puis, après tout, un roi peut toujours abdiquer. Mieux vaut perdre son trône que son âme.
Le roi Jean-Charles Ier d’Espagne a donc par sa signature, promulgué le 3 mars la loi abominable votée par les Cortès et le Sénat espagnols et qui autorise non seulement l’avortement sans aucune restriction jusqu’à la quatorzième semaine de grossesse, qui repousse à vingt-deux semaines (presque 6 mois ! alors que la médecine sait sauver des prématurés de cet âge-là !) la possibilité d’avorter “si la vie de la mère est en danger et si le fœtus montre des signes de graves malformations” (on connaît la chanson…), mais aussi la possibilité pour des jeunes filles mineures de 16 ans de se faire avorter sans consentement parental et, pour faire bonne mesure, la propagande abortionniste et homosexualiste dans les écoles publiques… Le 1er mars dernier, le P. Thomas J. Euteneuer, président de Human Life International, mettait en garde le roi de ne pas signer cette loi, encore « qu’il ait été déjà complice, par sa signature, de la mort de millions [d’enfants à naître] avec la première loi sur l’avortement de 1985, et d’autres lois immorales comme celle autorisant le mariage entre personnes de même sexe en 2005 ». Human Life International, dans ce communiqué du 1er mars, appelait « la conférence épiscopale espagnole à publier une déclaration selon laquelle Jean-Charles de Bourbon encourait l’excommunication s’il signait cette loi autorisant le meurtre d’encore plus d’Espagnols innocents ». Dans son commentaire du 5 mars, rédigé et mis en ligne sur son blogue In the Light of the Law avant l’annonce de la promulgation, Edward Peters tempère, d’un point de vue canoniste, les demandes de Human Life International (HLI). « Le Parlement espagnol vient d’approuver une extension de [la loi légalisant] l’avortement chez cette nation, et l’on s’attend désormais à ce que le roi Jean-Charles signe cette mesure. La complexité de la loi civile espagnole est au-dessus de mes capacités (je ne sais pas exactement quel est le rôle du roi dans le gouvernement), mais ce que je sais parfaitement c’est que toute signature sur une feuille de papier qui approuve la légitimation de l’avortement est un acte objectivement immoral, indépendamment du fait de savoir si une telle signature est légalement “exigée” ou pas. Nous parlons de faits concrets qui sont contraires à la la divine contre lesquels les détails techniques du protocole espagnol comptent pour que dalle. Cela étant dit, Human Life International semble viser trop haut quand cette organisation appelle non seulement le roi a se retenir de signer une telle loi (ce qui va de soi) mais, pour le cas où le roi signerait cet acte, appelle la conférence épiscopale espagnole à déclarer le roi excommunié. Deux problèmes. Premièrement : il n’est pas (je répète pas) clair de savoir simplement par quel(s) canon(s) HLI pense que le roi risque l’excommunication, mais c’est là tout un débat que je vais réserver pour ceux qui sont vraiment familiarisés avec les canons correspondants. Deuxièmement, et pire que cela, non seulement les conférences épiscopales n’ont aucune autorité pour déclarer qui que ce soit excommunié, mais seul le Pontife romain peut traiter des cas canoniques qui impliquent « les personnes qui exercent la magistrature suprême de l’État » (canon 1405, Code de droit canonique de 1983). J’espère, pour le salut de son âme, que le roi ne signera pas cette mesure mais s’il le fait les conséquences canoniques ne seront pas décidées par les responsables ecclésiastiques espagnols. [Codicille ajouté postérieurement par Edward Peters à son opinion] : Des amis me disent que le roi a signé l’acte hier. Que lastima [expression espagnole qui veut dire : quelle pitié !] ». Réagissant de son côté à cette promulgation, Mgr Ignacio Barreiro, directeur exécutif du bureau de Rome de Human Life International, maintient la position du P. Euteneuer : « Nous sommes très déçus d’apprendre que le chef de l’État espagnol a apposé sa signature sur cette loi épouvantable. Pourtant, du fait qu’il a déjà signé d’autres lois qui sapent la loi morale et l’enseignement catholique, cela n’est pas une surprise. [Le roi] Jean-Charles conserve absolument le droit de suivre sa conscience. Aucune loi positive ne peut ôter cette liberté à un quelconque citoyen, encore moins à un roi (…) Quand bien même la loi positive espagnole exigerait sa signature, la loi naturelle et la loi divine exigent qu’il n’endosse aucune loi immorale, tout particulièrement quand elle aura pour effet la mort d’un nombre incalculable d’êtres humains à naître (…) De plus, nous affirmons qu’en vertu du canon 915 [le roi] Jean-Charles a encouru l’excommunication latæ sententiæ du fait que son acte aura pour conséquence de mettre en vigueur cette extension gravement immorale de l’avortement. » La chose qui est absolument certaine, c’est que tous les députés et sénateurs baptisés catholiques qui ont voté cette loi abominable sont excommuniés latæ sententiæ en vertu du canon 915. Cela a bien été précisé par les évêques espagnols dès novembre dernier. Le cas du roi serait différent puisqu’il ne peut se soustraire à la promulgation des lois votés par le Parlement, ont tenu à souligner les évêques espagnols par la bouche de Juan Antonio Martinez Camino, évêque auxiliaire de Madrid et secrétaire général de la conférence épiscopale. Ce que tous ces gens gênés aux entournures se gardent bien de dire, c’est que c’est le roi lui-même qui s’est mis dans cette position de distributeur automatique d’autographes ! Il a jeté aux orties toutes les dispositions prévues par le chef de l’État du régime antérieur qui lui assuraient un vrai statut de souverain et de monarque disposant d’un droit de veto, préférant le rôle de roi “moderne” et “démocratique”. Les millions de petits Espagnols assassinés sont les témoins muets et accusateurs de ce roi qu’on croyait d’opérette mais qui se révèle plus malfaisant encore qu’Hérode. Et puis, après tout, un roi peut toujours abdiquer. Mieux vaut perdre son trône que son âme.
Le roi Jean-Charles Ier d’Espagne a donc par sa signature, promulgué le 3 mars la loi abominable votée par les Cortès et le Sénat espagnols et qui autorise non seulement l’avortement sans aucune restriction jusqu’à la quatorzième semaine de grossesse, qui repousse à vingt-deux semaines (presque 6 mois ! alors que la médecine sait sauver des prématurés de cet âge-là !) la possibilité d’avorter “si la vie de la mère est en danger et si le fœtus montre des signes de graves malformations” (on connaît la chanson…), mais aussi la possibilité pour des jeunes filles mineures de 16 ans de se faire avorter sans consentement parental et, pour faire bonne mesure, la propagande abortionniste et homosexualiste dans les écoles publiques… Le 1er mars dernier, le P. Thomas J. Euteneuer, président de Human Life International, mettait en garde le roi de ne pas signer cette loi, encore « qu’il ait été déjà complice, par sa signature, de la mort de millions [d’enfants à naître] avec la première loi sur l’avortement de 1985, et d’autres lois immorales comme celle autorisant le mariage entre personnes de même sexe en 2005 ». Human Life International, dans ce communiqué du 1er mars, appelait « la conférence épiscopale espagnole à publier une déclaration selon laquelle Jean-Charles de Bourbon encourait l’excommunication s’il signait cette loi autorisant le meurtre d’encore plus d’Espagnols innocents ». Dans son commentaire du 5 mars, rédigé et mis en ligne sur son blogue In the Light of the Law avant l’annonce de la promulgation, Edward Peters tempère, d’un point de vue canoniste, les demandes de Human Life International (HLI). « Le Parlement espagnol vient d’approuver une extension de [la loi légalisant] l’avortement chez cette nation, et l’on s’attend désormais à ce que le roi Jean-Charles signe cette mesure. La complexité de la loi civile espagnole est au-dessus de mes capacités (je ne sais pas exactement quel est le rôle du roi dans le gouvernement), mais ce que je sais parfaitement c’est que toute signature sur une feuille de papier qui approuve la légitimation de l’avortement est un acte objectivement immoral, indépendamment du fait de savoir si une telle signature est légalement “exigée” ou pas. Nous parlons de faits concrets qui sont contraires à la la divine contre lesquels les détails techniques du protocole espagnol comptent pour que dalle. Cela étant dit, Human Life International semble viser trop haut quand cette organisation appelle non seulement le roi a se retenir de signer une telle loi (ce qui va de soi) mais, pour le cas où le roi signerait cet acte, appelle la conférence épiscopale espagnole à déclarer le roi excommunié. Deux problèmes. Premièrement : il n’est pas (je répète pas) clair de savoir simplement par quel(s) canon(s) HLI pense que le roi risque l’excommunication, mais c’est là tout un débat que je vais réserver pour ceux qui sont vraiment familiarisés avec les canons correspondants. Deuxièmement, et pire que cela, non seulement les conférences épiscopales n’ont aucune autorité pour déclarer qui que ce soit excommunié, mais seul le Pontife romain peut traiter des cas canoniques qui impliquent « les personnes qui exercent la magistrature suprême de l’État » (canon 1405, Code de droit canonique de 1983). J’espère, pour le salut de son âme, que le roi ne signera pas cette mesure mais s’il le fait les conséquences canoniques ne seront pas décidées par les responsables ecclésiastiques espagnols. [Codicille ajouté postérieurement par Edward Peters à son opinion] : Des amis me disent que le roi a signé l’acte hier. Que lastima [expression espagnole qui veut dire : quelle pitié !] ». Réagissant de son côté à cette promulgation, Mgr Ignacio Barreiro, directeur exécutif du bureau de Rome de Human Life International, maintient la position du P. Euteneuer : « Nous sommes très déçus d’apprendre que le chef de l’État espagnol a apposé sa signature sur cette loi épouvantable. Pourtant, du fait qu’il a déjà signé d’autres lois qui sapent la loi morale et l’enseignement catholique, cela n’est pas une surprise. [Le roi] Jean-Charles conserve absolument le droit de suivre sa conscience. Aucune loi positive ne peut ôter cette liberté à un quelconque citoyen, encore moins à un roi (…) Quand bien même la loi positive espagnole exigerait sa signature, la loi naturelle et la loi divine exigent qu’il n’endosse aucune loi immorale, tout particulièrement quand elle aura pour effet la mort d’un nombre incalculable d’êtres humains à naître (…) De plus, nous affirmons qu’en vertu du canon 915 [le roi] Jean-Charles a encouru l’excommunication latæ sententiæ du fait que son acte aura pour conséquence de mettre en vigueur cette extension gravement immorale de l’avortement. » La chose qui est absolument certaine, c’est que tous les députés et sénateurs baptisés catholiques qui ont voté cette loi abominable sont excommuniés latæ sententiæ en vertu du canon 915. Cela a bien été précisé par les évêques espagnols dès novembre dernier. Le cas du roi serait différent puisqu’il ne peut se soustraire à la promulgation des lois votés par le Parlement, ont tenu à souligner les évêques espagnols par la bouche de Juan Antonio Martinez Camino, évêque auxiliaire de Madrid et secrétaire général de la conférence épiscopale. Ce que tous ces gens gênés aux entournures se gardent bien de dire, c’est que c’est le roi lui-même qui s’est mis dans cette position de distributeur automatique d’autographes ! Il a jeté aux orties toutes les dispositions prévues par le chef de l’État du régime antérieur qui lui assuraient un vrai statut de souverain et de monarque disposant d’un droit de veto, préférant le rôle de roi “moderne” et “démocratique”. Les millions de petits Espagnols assassinés sont les témoins muets et accusateurs de ce roi qu’on croyait d’opérette mais qui se révèle plus malfaisant encore qu’Hérode. Et puis, après tout, un roi peut toujours abdiquer. Mieux vaut perdre son trône que son âme.
Le roi Jean-Charles Ier d’Espagne a donc par sa signature, promulgué le 3 mars la loi abominable votée par les Cortès et le Sénat espagnols et qui autorise non seulement l’avortement sans aucune restriction jusqu’à la quatorzième semaine de grossesse, qui repousse à vingt-deux semaines (presque 6 mois ! alors que la médecine sait sauver des prématurés de cet âge-là !) la possibilité d’avorter “si la vie de la mère est en danger et si le fœtus montre des signes de graves malformations” (on connaît la chanson…), mais aussi la possibilité pour des jeunes filles mineures de 16 ans de se faire avorter sans consentement parental et, pour faire bonne mesure, la propagande abortionniste et homosexualiste dans les écoles publiques… Le 1er mars dernier, le P. Thomas J. Euteneuer, président de Human Life International, mettait en garde le roi de ne pas signer cette loi, encore « qu’il ait été déjà complice, par sa signature, de la mort de millions [d’enfants à naître] avec la première loi sur l’avortement de 1985, et d’autres lois immorales comme celle autorisant le mariage entre personnes de même sexe en 2005 ». Human Life International, dans ce communiqué du 1er mars, appelait « la conférence épiscopale espagnole à publier une déclaration selon laquelle Jean-Charles de Bourbon encourait l’excommunication s’il signait cette loi autorisant le meurtre d’encore plus d’Espagnols innocents ». Dans son commentaire du 5 mars, rédigé et mis en ligne sur son blogue In the Light of the Law avant l’annonce de la promulgation, Edward Peters tempère, d’un point de vue canoniste, les demandes de Human Life International (HLI). « Le Parlement espagnol vient d’approuver une extension de [la loi légalisant] l’avortement chez cette nation, et l’on s’attend désormais à ce que le roi Jean-Charles signe cette mesure. La complexité de la loi civile espagnole est au-dessus de mes capacités (je ne sais pas exactement quel est le rôle du roi dans le gouvernement), mais ce que je sais parfaitement c’est que toute signature sur une feuille de papier qui approuve la légitimation de l’avortement est un acte objectivement immoral, indépendamment du fait de savoir si une telle signature est légalement “exigée” ou pas. Nous parlons de faits concrets qui sont contraires à la la divine contre lesquels les détails techniques du protocole espagnol comptent pour que dalle. Cela étant dit, Human Life International semble viser trop haut quand cette organisation appelle non seulement le roi a se retenir de signer une telle loi (ce qui va de soi) mais, pour le cas où le roi signerait cet acte, appelle la conférence épiscopale espagnole à déclarer le roi excommunié. Deux problèmes. Premièrement : il n’est pas (je répète pas) clair de savoir simplement par quel(s) canon(s) HLI pense que le roi risque l’excommunication, mais c’est là tout un débat que je vais réserver pour ceux qui sont vraiment familiarisés avec les canons correspondants. Deuxièmement, et pire que cela, non seulement les conférences épiscopales n’ont aucune autorité pour déclarer qui que ce soit excommunié, mais seul le Pontife romain peut traiter des cas canoniques qui impliquent « les personnes qui exercent la magistrature suprême de l’État » (canon 1405, Code de droit canonique de 1983). J’espère, pour le salut de son âme, que le roi ne signera pas cette mesure mais s’il le fait les conséquences canoniques ne seront pas décidées par les responsables ecclésiastiques espagnols. [Codicille ajouté postérieurement par Edward Peters à son opinion] : Des amis me disent que le roi a signé l’acte hier. Que lastima [expression espagnole qui veut dire : quelle pitié !] ». Réagissant de son côté à cette promulgation, Mgr Ignacio Barreiro, directeur exécutif du bureau de Rome de Human Life International, maintient la position du P. Euteneuer : « Nous sommes très déçus d’apprendre que le chef de l’État espagnol a apposé sa signature sur cette loi épouvantable. Pourtant, du fait qu’il a déjà signé d’autres lois qui sapent la loi morale et l’enseignement catholique, cela n’est pas une surprise. [Le roi] Jean-Charles conserve absolument le droit de suivre sa conscience. Aucune loi positive ne peut ôter cette liberté à un quelconque citoyen, encore moins à un roi (…) Quand bien même la loi positive espagnole exigerait sa signature, la loi naturelle et la loi divine exigent qu’il n’endosse aucune loi immorale, tout particulièrement quand elle aura pour effet la mort d’un nombre incalculable d’êtres humains à naître (…) De plus, nous affirmons qu’en vertu du canon 915 [le roi] Jean-Charles a encouru l’excommunication latæ sententiæ du fait que son acte aura pour conséquence de mettre en vigueur cette extension gravement immorale de l’avortement. » La chose qui est absolument certaine, c’est que tous les députés et sénateurs baptisés catholiques qui ont voté cette loi abominable sont excommuniés latæ sententiæ en vertu du canon 915. Cela a bien été précisé par les évêques espagnols dès novembre dernier. Le cas du roi serait différent puisqu’il ne peut se soustraire à la promulgation des lois votés par le Parlement, ont tenu à souligner les évêques espagnols par la bouche de Juan Antonio Martinez Camino, évêque auxiliaire de Madrid et secrétaire général de la conférence épiscopale. Ce que tous ces gens gênés aux entournures se gardent bien de dire, c’est que c’est le roi lui-même qui s’est mis dans cette position de distributeur automatique d’autographes ! Il a jeté aux orties toutes les dispositions prévues par le chef de l’État du régime antérieur qui lui assuraient un vrai statut de souverain et de monarque disposant d’un droit de veto, préférant le rôle de roi “moderne” et “démocratique”. Les millions de petits Espagnols assassinés sont les témoins muets et accusateurs de ce roi qu’on croyait d’opérette mais qui se révèle plus malfaisant encore qu’Hérode. Et puis, après tout, un roi peut toujours abdiquer. Mieux vaut perdre son trône que son âme.